Au PSG, tous les postes sont doublés. Y compris dans la cellule performance où les nutritionnistes, les « réathlétiseurs » et les spécialistes des data vont par paires. Il faut bien cela tant la période repose sur eux. Entre la reprise de l'entraînement, mercredi dernier, et la Supercoupe contre Tottenham, le 13 août à Udine (Italie), la fenêtre est plus étroite que jamais. La préparation de cette saison de la confirmation ne pourrait pas être plus inconfortable.
En France, la concurrence a repris entre le 28 juin (Monaco) et le 10 juillet (Marseille). À ces dates, les Parisiens disputaient une ultime compétition, la Coupe du monde des clubs, dans les cocottes-minute américaines. Partis en vacances au lendemain de la finale perdue contre Chelsea, le 13 juillet, les joueurs ont suivi un programme individuel. Ils piaffent déjà d'impatience. Ainsi, Désiré Doué se sent-il déjà « prêt ». Le héros de la finale de la Ligue des champions devra être géré : depuis les Jeux olympiques il y a un an, le néo-international n'a pas levé le pied. Un casse--tête parmi d'autres.
Bien sûr, rien n'oblige Luis Enrique à lancer trop vite Bradley Barcola ou Fabián Ruiz, 73 et 71 matchs disputés en 2024-2025, sur le podium des joueurs les plus utilisés dans les cinq championnats majeurs. Quelques seconds rôles sont prêts à saisir le relais : ces jours-ci, Warren Zaïre-Emery et Lucas Hernandez avaient l'air affûtés. Ce dernier pourrait faire souffler Willian Pacho, en tête des minutes jouées la saison dernière (5 355, huitième joueur de champ en Europe). L'indispensable rotation à venir justifie les départs limités - cinq titis et le transfert définitif de Milan Skriniar, déjà prêté depuis janvier à Fenerbahçe.