Le secteur des médias n'a pas fini de défendre sa part du gâteau dans le monde numérique. Après avoir gagné un long bras de fer pour arracher à Google et Facebook des accords sur les droits voisins, le secteur va au devant de nouveaux conflits avec l'émergence des intelligences artificielles génératives, ces outils qui n'hésitent pas à piocher dans leurs contenus et se présentent de plus en plus comme des sources d'informations. « Les intelligences artificielles génératives ont ravivé la question de la captation, par quelques entreprises, de la valeur générée par un grand nombre d'acteurs, dont les acteurs de la presse », estime le Conseil national du numérique (CNNum).
Pour anticiper sur les difficultés à venir, il publie aujourd'hui une note avec deux grandes recommandations, issue de l'audition de l'économiste Joëlle Toledano et de la philosophe Anne Alombert dans le cadre des Etats généraux de l'information. Premièrement, les deux expertes proposent la mise en place d'une plateforme de confiance pour évaluer « la contribution à la création de valeur des acteurs de l'économie numérique », et notamment la valeur économique des informations utilisées par les IA . En parallèle, elles suggèrent une plus grande ouverture des réseaux sociaux, dans la suite de la récente législation européenne, afin que leurs propriétaires ne soient plus les seuls bénéficiaires de la monétisation de l'information.