Une fois le gros œuvre terminé, il faudra ensuite équiper tout le bâtiment qui disposera de trois étages sur une surface de 60.000m2 au sol. Car le géant américain entend bien faire de ce site, installé aux abords de l'Aéroport Lyon Saint-Exupéry, le prochain à être entièrement robotisé et à profiter des solutions d'intelligence artificielle (IA) développées par la filiale d'Amazon, AWS (Amazon Web Services).
Le chantier, évalué à 200 millions d'euros, devrait, à terme, créer près de 3.000 emplois, confirme Patrick Labarre, directeur France d'Amazon Logistique, et permettre la préparation et la livraison de plusieurs millions de colis par semaine dont les produits, majoritairement arrivés dans le nord de la France par conteneurs sont ensuite acheminés aux différentes plateformes de l'Américain. Des produits qui seront ensuite distribués, majoritairement dans la région, et en fonction des besoins, dans l'Hexagone ou les pays voisins.
La future plateforme rhônalpine copiera sa cousine de Bretigny-sur-Orge en région parisienne, née en 2019, et qui constitue le premier site robotisé d'Amazon dans l'Hexagone. Sur ce site francilien de 70.000 m2 qui fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, près de 4.500 salariés en CDI se relaient. Objectif : répondre à la promesse qui a fait le succès du GAFAM, livrer vite, en J+1, voire le jour même pour certains produits commandés avant 10 heures.
Au point d'imposer une cadence infernale ? La question se pose alors que les conditions de travail du GAFAM ont été décriées à diverses reprises en France comme ailleurs.