À la sortie du métro Sendagaya, une allée de ginkgos forme comme une main courante végétale qui conduit de l'ancien Tokyo Metropolitan Gymnasium, utilisé pour les Jeux olympiques de 1964 et ceux de 2021, jusqu'au stade Kokuritsu, construit pour ces derniers. Un trait d'union, mais surtout l'empreinte la plus visible des changements dans la ville. La capitale japonaise garde moins de traces physiques de l'édition 2021, bien qu'elle ait été disputée dix ans après le séisme ayant provoqué la catastrophe de Fukushima, que celle post-Seconde Guerre mondiale, quand le pays achevait une reconstruction express.
La nouvelle enceinte est à moitié couverte de végétation. Elle héberge quelques affiches du Football Club Tokyo, dont les fans préfèrent le vieux stade Ajinomoto. Tout autour, des plaques métalliques célèbrent les champions olympiques et paralympiques de 2021, une façon de montrer que ces Jeux n'étaient pas qu'un songe. En face, la statue en bronze de Pierre de Coubertin garde l'entrée du musée olympique - presque exotique, vu de France où les références au baron sont minimales. Des espaces ludiques pour tester son habileté au saut ou au tir permettent de se prendre aux Jeux : un rattrapage pour le public, privé d'un événement disputé à huis clos douze mois après avoir été reporté en raison de la pandémie de Covid-19.