Roland-Garros 2025 : Jannik Sinner en terrain conquis ?
Damien Burnier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jannik Sinner lors de sa demi-finale contre le Serbe Novak Djokovic, à Roland Garros, le 6 juin 2025.
LTD/Stéphanie Lecocq/REUTERS
Damien Burnier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jannik Sinner lors de sa demi-finale contre le Serbe Novak Djokovic, à Roland Garros, le 6 juin 2025.
LTD/Stéphanie Lecocq/REUTERS
Ne pas s'attendre à une jérémiade si jamais ça tourne moins rond ou file moins droit que d'habitude. Pas plus qu'à un sourire enjôleur pour saluer un point maousse. Jannik Sinner est un type qui ne montre rien, mais qui prend tout. En ce dimanche de finale, il ne reste donc que Carlos Alcaraz, comme attendu, pour craqueler le tableau et entraver le trois à la suite en Grand Chelem.
C'est un ordre qui s'établit : dans le tennis actuel, il faut être aussi habile et hardi que l'Espagnol pour espérer dérouter les lasers de Sinner, déjouer sa mécanique froide et belle. Mais il faut aussi être bien finaud, voire diplômé en psychanalyse du sportif, pour deviner que des fils puissent se toucher sous la casquette.
Dernière option pour le décrypter, mais pas donnée à tout le monde, avoir entraîné Roger Federer, maître en son temps du « poker face ». Ivan Ljubicic nous dit ainsi que, oui, il est possible de lire quelque chose dans le faciès a priori impassible du numéro un mondial : « En suivant ses yeux quand ils les dirigent vers son box, on peut déceler s'il est calme ou un peu en panique. Mais il faut regarder beaucoup de matchs, confronter beaucoup de situations, pour commencer à comprendre ce qui se passe en lui. »
À lire également
Sinner a-t-il vraiment cligné des neurones, vendredi soir au climax de sa demi-finale, quand Novak Djokovic est allé chercher trois balles de 3e set, et le public avec ? Qui d'autre que lui pouvait sortir indemne d'une telle vague sonore, de ce vent contraire impulsé par l'homme aux 24 Majeurs ? « Jannik a montré sa force mentale car je n'ai pas souvenir d'avoir été si soutenu ici », a applaudi « Djoko » à la sortie.
Damien Burnier