Philippe Brunel : « Le Giro, mélange de panache et de combine »
Propos recueillis par Philippe Ridet
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Philippe Brunel, ancien journaliste de « L'Équipe ».
Jean-Francois PAGA/Opale.photo
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Philippe Brunel, ancien journaliste de « L'Équipe ».
Jean-Francois PAGA/Opale.photo
Il ne se souvient pas avec exactitude du nombre de fois où il a suivi le Tour d'Italie. « Une trentaine », jauge Philippe Brunel, ancienne plume de la rubrique cyclisme de L'Équipe et romancier inspiré dont le dernier livre, Le Cercle des obligés, est paru en janvier chez Grasset. Suffisant pour figurer en spécialiste de cette épreuve qui a contribué à l'unification de la péninsule et à la formation de son identité. À travers ses héros - Fausto Coppi, Gino Bartali, Felice Gimondi, Francesco Moser, Marco Pantani... -, le Giro a construit sa propre mythologie en mêlant panache et combinazione, destinées individuelles et orgueil national.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Si vous deviez convaincre de suivre le Giro, quels seraient vos arguments ?
PHILIPPE BRUNEL — On ne demande pas à un passionné de tennis de choisir entre Roland-Garros et Wimbledon. Si tu es passionné de cyclisme et attaché à un coureur, tu le suis sur n'importe quelle course. Moi, je me suis intéressé jeune à cette épreuve à travers Jacques Anquetil, qui s'y était risqué avec succès. Et je l'admirais.
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Mais le Tour d'Italie a bien une identité propre, non ?
Ça, c'est autre chose. L'épreuve a été lancée en 1909 sur le modèle du Tour de France, crée six ans plus tôt. Le maillot jaune est devenu rose parce que l'organisation et la promotion de l'épreuve était assurées par La Gazetta dello Sport, imprimé sur un papier de cette couleur. Il est longtemps resté une affaire italienne. Il a fallu attendre 1950 pour voir la première victoire d'un straniero, un étranger, le Suisse Hugo Koblet.
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