À moins d'un successeur inattendu à Jean-Patrick Nazon, dernier vainqueur français sur les Champs-Élysées en 2003, le compteur restera bloqué à une victoire. Mais une sacrée : celle de Valentin Paret-Peintre au sommet du mont Ventoux.
Le poids plume du peloton, 50 kilos cuissard inclus, a tenu en respect tous les poids lourds de la montagne qui avaient coché cette étape reine. Formé chez Decathlon AG2R La Mondiale mais recruté en fin de saison dernière par les Belges de Soudal Quick-Step, le cadet d'Aurélien a largement rehaussé le bilan français.
Une seule victoire, ce n'est pas rare. C'est même la quatrième fois en cinq éditions. En 2023, celle de Victor Lafay avait trouvé un prolongement avec deux étapes remportées par des équipes françaises. Parmi elles, Decathlon AG2R La Mondiale, qui dans quelques heures va signer un top 5 avec l'Autrichien Felix Gall. Un bon point de départ pour la future équipe Decathlon CMA CGM (propriétaire de La Tribune Dimanche), dont l'objectif annoncé est une victoire au général d'ici à 2030, en comptant notamment sur l'avènement de Paul Seixas (18 ans).
L'attente de jours heureux
Dans l'attente de jours heureux et pour éviter de trop nombreuses commémorations de l'ultime victoire de Bernard Hinault il y a 40 ans, cette édition aura ressemblé à celle de 2022 où Christophe Laporte avait évité un zéro pointé en triomphant au 19e jour.
Il est vrai que la concentration de talents chez les formations les plus riches (cinq étapes pour UAE Team Emirates XRG, quatre pour Soudal Quick-Step) a laissé peu de miettes : 14 équipes sur 23 n'ont rien glané avant la dernière étape. Pendant des années, Julian Alaphilippe a garni la musette à lui seul (six étapes entre 2018 et 2021). Avec la casaque Tudor, on l'a revu à l'avant mais sans ses jambes de double champion du monde (2020, 2021).
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