Alexis et Félix Lebrun : les coqueluches du tennis de table voient double
Mickaël Caron
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Les deux frères Alexis (à droite) et Félix Lebrun le 8 juillet.
© LTD / Loïc VENANCE / AFP
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Il faudra surveiller les prénoms donnés aux nouveau-nés de sexe masculin dans neuf mois. Une percée de Félix ne serait pas anachronique. Pas après une semaine à hurler « Allez Félix ! » à l'Arena Paris Sud et à taguer le cadet des Lebrun sur les réseaux sociaux, où des stars venues de loin ont découvert le phénomène, tel le basketteur Tyrese Haliburton, meneur de jeu de Team USA. Antoine Griezmann et Zinédine Zidane savent aussi apprécier l'adresse avec une balle certes plus légère et qui tient au creux de la main plutôt qu'à l'intérieur du pied. Le monde entier ne parle pas de Félix Lebrun, mais le monde qui s'intéresse aux Jeux olympiques, pas loin.
Dominique Lebrun réalise tranquillement. « Zidane est une personne très humaine qui a des émotions, comme tout le monde, et il profite de celles que procurent Félix et Alexis », apprécie la mère des pongistes. Ses fils « admirent » le champion du monde 1998, sacré avec les Bleus cinq ans avant la naissance de l'aîné ; Alexis a aussi répondu à une question de l'autre champion du monde, celui de 2018, sur les cris qu'il pousse après les échanges.
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Leurs coupes de cheveux sages et leurs lunettes carrées leur confèrent moins un look de bêtes de stade que de lycéens. À 17 et 20 ans, ils ont appris à jouer avec la foule, à provoquer les embrasements qui ont gêné plusieurs de leurs adversaires. Précédés d'échos flatteurs dès le début de l'olympiade, les frangins sont devenus des coqueluches des Jeux. « Ils ont de la fraîcheur et de l'optimisme », observe leur mère, épouse de l'un des meilleurs joueurs français de son époque.
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