Les directeurs sportifs de Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel sont peu connus du grand public. Mais essentiels à leurs succès dans le cyclisme.
À longueur d'étape, ils parlent dans l'oreillette de leurs champions. Mais à moins qu'un consultant à moto se porte à la hauteur de leur voiture et tende un micro le temps d'une question, les téléspectateurs n'entendront jamais le son de leur voix.
Dans un espace médiatique saturé par les candidats au maillot jaune et des managers parfois hauts en couleur, les directeurs sportifs — deux ou trois par équipe — font de la figuration. Leur rôle n'en est pas moins primordial. Du briefing matinal aux dernières minutes chargées d'adrénaline, ces hommes — aucune directrice sportive n'exerce sur le Tour de France — guident les champions.
Chez UAE Team Emirates-XRG, Simone Pedrazzini est une figure. Il était déjà présent du temps du sponsor précédent, Lampre. Ce Suisse francophone de 58 ans s'exprime avec l'aisance d'un diplomate. À ses côtés, l'ombrageux Andrej Hauptman, qui avait repéré Pogacar à l'adolescence, et l'Italien Marco Marcato, six participations à la Grande Boucle en tant que coureur.
Un spécialiste des classiques à son aise ces jours-ci dans les Hauts-de-France, lui qui a passé cinq saisons au sein du collectif néerlandais Vacansoleil. Et un bluffeur redoutable : en début d'année, il avait juré la main sur le cœur que Pogacar n'irait pas à Paris-Roubaix. Le Slovène s'était engagé peu après sur les pavés...
Chez le concurrent Visma-Lease a Bike, derrière le très sérieux manager Richard Plugge, on ne trouve plus Merijn Zeeman, parti chez les footballeurs d'AZ Alkmaar ; Grischa Niermann, lui, a un rôle de superviseur sur l'ensemble des courses.
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