La DS No 8 bleu saphir transportera-t-elle le président de la République jusqu'à l'Arc de Triomphe demain, juste avant le défilé ? Pour des raisons de sécurité, l'Élysée, que nous avons contacté, refuse encore de le confirmer. Seules certitudes : si le drapeau est mis sur l'aile droite, c'est que le chef de l'État est bien à bord du carrosse présidentiel. Il le quittera ensuite pour rejoindre le véhicule militaire, inchangé depuis Valéry Giscard d'Estaing, avec lequel il descendra les Champs-Élysées : un « command car » des Ateliers de construction mécanique de l'Atlantique (Acmat) produit à Saint-Nazaire.
L'an dernier, Emmanuel Macron avait choisi un Renault Rafale hybride. Demain, s'il emprunte le nouveau vaisseau amiral de la marque du groupe Stellantis, soit le tout premier véhicule 100 % électrique d'un chef d'État dans le monde, cela constituera un symbole. Et une publicité roulante pour l'industrie et la technologie françaises. Dans sa version haut de gamme à quatre roues motrices et 350 chevaux, cette berline dispose en effet de deux moteurs - un à l'avant et un à l'arrière - fabriqués à Trémery, en Moselle.
La batterie de grande capacité (97,2 kWh) provient quant à elle de la Gigafactory ACC de Douvrin, dans le Pas-de-Calais, et offre jusqu'à 750 kilomètres d'autonomie. Grâce à ce nouveau carrosse, Emmanuel Macron pourra donc promouvoir à loisir l'excellence tricolore et rouler dans les traces de ses prédécesseurs.