Jennyfer Clain, une ex djihadiste devant les juges
Pauline Delassus
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Jennyfer Clain, jugée à Paris pour son rôle au sein de Daesh.
LTD/Benoit PEYRUCQ /AFP ET DR
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Jennyfer Clain, jugée à Paris pour son rôle au sein de Daesh.
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Tous les dimanches, Jennyfer allait à la messe, à Alençon. Jusqu'à ses 9 ans. En 2000, sa mère et ses oncles, Fabien et Jean-Michel Clain, catholiques pratiquants, deviennent musulmans. Ils adhèrent à l'idéologie salafiste, en appliquent les principes rigoristes. L'influence d'un beau-frère tunisien et de Fabien, redoutable prosélyte, premier de la fratrie à se convertir, est déterminante.
La suite va très vite pour cette famille de Français modestes liée à la filière djihadiste dite d'Artigat, commune de l'Ariège où vit Olivier Corel, « l'émir blanc », mentor notamment de Mohamed Merah. De la Normandie au quartier toulousain du Grand Mirail, de l'Égypte à la ville de Raqqa en Syrie, Jennyfer et son clan choisissent le combat armé, la lutte terroriste contre la République et l'Occident, la tyrannie de ce « califat » dont ils espèrent l'expansion et la victoire.
La femme de 34 ans - l'une des rares « revenantes » - jugée pour association de malfaiteurs terroriste à partir de demain devant la cour d'assises de Paris spécialement composée, porte l'un des noms les plus célèbres du djihad français. Fabien et Jean-Michel Clain, déclarés morts en Syrie, étaient haut placés dans la hiérarchie de l'organisation État islamique (EI). Ce sont eux qui ont revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.
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« Elle s'appelle Clain ; mon défi, c'est de la faire juger en tant que Jennyfer », souligne son avocat, Guillaume Halbique. Celui-ci, désigné par la commission d'office, l'assiste depuis 2019, quand elle est arrêtée aux abords de la frontière turco-syrienne et ramenée en France avec ses cinq enfants. Il assure que l'accusée veut tout dire et « tout assumer » devant les juges, comme elle l'a fait au cours de l'enquête du parquet national antiterroriste.
Pauline Delassus
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