François Bayrou sur l'affaire Bétharram : « Je n'ai pas eu d'autres informations que celles transmises par la presse »
La rédaction avec AFP

François Bayrou s'explique mercredi devant une commission d'enquête de l'Assemblée.
Reuters
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Accusé de mensonges, François Bayrou s'est expliqué mercredi devant une commission d'enquête de l'Assemblée sur ce qu'il savait et son éventuel rôle auprès de la justice dans l'affaire des violences physiques et sexuelles au collège-lycée Notre-Dame de Bétharram. François Bayrou a jugé « très importante » pour « les victimes » de violences physiques et sexuelles son audition à l'Assemblée nationale sur l'affaire qui a eu lieu dans son fief des Pyrénées-Atlantiques.
« Le premier mot qui me vient quand je pense à cette audition, c'est enfin. Pour moi, cette audition est très importante. Elle est très importante pour les garçons et les filles qui ont été victimes de violences et particulièrement de violences sexuelles depuis des décennies », a affirmé le Premier ministre.
« Je n'ai pas eu d'autres informations comme ministre de l'Éducation nationale que celles transmises par la presse », a-t-il affirmé sous serment devant l'Assemblée nationale. « Que faites-vous de ces deux alertes de l'enseignante Mme Gullung ? », demande Paul Vannier en référence aux alertes datant de 1995 de l'enseignante à Notre-Dame de Bétharram sur les violences au sein de l'établissement. « Sous serment, je dis que Mme Gullung ne m'a informé de rien ». « Mme Gullung n'a pas connu monsieur Carricart. » « Elle affabule », lui a répondu François Bayrou, visiblement agacé.
Il reconnait que Françoise Gullung est venue le voir « le 17 mars 1995 », mais que son « affirmation ne reposait sur aucune plainte ». Sa connaissance du dossier date selon lui de 1996, année durant laquelle une plainte est déposée par le parent d'un élève ayant reçu une violente gifle qui lui a percé le tympan. Un rapport d'inspection est alors mené mais celui ci est jugé très « superficiel », par Violette Spillebout, corapporteure de la commission. « 20 personnes ont été entendues », a rétorqué le premier ministre. « Si on considère que c'est traité par-dessus la jambe moi je trouve que c'est une vraie vérification ».
Sur ce même rapport : « Est-ce que je l'ai lu attentivement ? Sûrement pas », a-t-il ajouté admettant avoir lu « les conclusions ».
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Le premier ministre dénonce la volonté de certains d'utiliser ce scandale pour « abattre ce gouvernement ». Dans un échange très tendu il a accusé le député LFI Paul Vannier de vouloir « nourrir un procès en scandale » et de « déformer la réalité » concernant les faits survenus à l'établissement Notre-Dame-de-Bétharram.
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Signe de son état d'esprit, le chef du gouvernement avait posé près de lui le livre enquête La Meute, paru la semaine dernière, portant sur le fonctionnement très décrié de La France insoumise, dont le corapporteur de la commission Paul Vannier est un des députés les plus en vue.
La rédaction avec AFP