PS : les socialistes cherchent l’unité à l’heure Lecornu
Caroline Vigoureux
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Boris Vallaud entouré des députés socialistes à l'Assemblée nationale.
LTD/Telmo Pinto/NurPhoto via AFP
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C'est lui qui a succédé le premier à François Bayrou à la tribune de l'Assemblée nationale. Lundi 8 septembre, Boris Vallaud s'installe face aux députés. Pendant dix minutes, le président du groupe socialiste déroule un discours très virulent à l'endroit du Premier ministre. En le fixant droit dans les yeux, le député des Landes dénonce son « faux sacrifice », « une dérobade », « une pantalonnade », une « erreur politique funeste », la « faute morale » que représente sa volonté d'« écrire [sa] légende, celle d'un futur roi »...
Dans l'hémicycle, certains députés socialistes n'en reviennent pas. « Le corps était déjà mort, ça ne servait à rien de marcher dessus », blâme l'un d'eux. Après cela, les députés PS ont voté comme un seul homme et le gouvernement Bayrou est tombé. Finalement, personne n'a hésité à voter contre la confiance. Et tout le monde a soutenu dans la foulée la demande d'Olivier Faure de revendiquer Matignon. Depuis combien de temps les socialistes n'avaient-ils pas été si unis ?
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Désormais, le sort de Sébastien Lecornu repose pour partie sur ces 66 députés qui le connaissent assez peu. Cette fois, que feront-ils de son cas ? Ce groupe, composé pour la plupart d'inconnus, reste assez insondable. Ils sont 39 à avoir été élus en 2022. Un attelage de novices et de profils chevronnés, à l'instar de François Hollande, Olivier Faure ou Boris Vallaud, mais aussi d'anciens frondeurs comme Laurent Baumel ou Jérôme Guedj. Le nom du député de l'Essonne a émergé ces derniers mois. Avec le prometteur Philippe Brun, il a été nommé négociateur pour le budget.
Caroline Vigoureux
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