Il y un an, Raphaël Glucksmann voyait sa victoire aux européennes balayée en quelques secondes. L'homme aux 14% était éclipsé par l'alliance de toutes les gauches, le Nouveau front populaire, auquel il a participé mais jamais vraiment cru. L'épisode a été douloureux et depuis, il s'est juré une chose : la prochaine fois, il serait prêt. Prêt à dégainer un programme abouti en cas de nouvelle dissolution, prêt à proposer une alternative crédible pour 2027.
Lundi, le député européen posera l'acte 1 de ce scénario qu'il a pensé en plusieurs temps, entouré d'Aurore Lalucq, numéro deux de Place Publique. Au bord du Quai de Jemmapes à Paris, ils en présenteront une ébauche, soit 90 pages avec 11 chapitres et 45 chantiers, déclinées en deux grandes parties.
Dans la première, cet ardent défenseur de l'Ukraine donnera sa vision d'une « France puissante dans une Europe souveraine ». La deuxième est consacrée à « une France solidaire et souveraine ». « Lundi soir, nous serons une force politique qui aura une incarnation indiscutable, veut croire un cadre de Place Publique. Raphaël s'exprimera sur des sujets de politique nationale sur lesquels on ne l'a jamais entendu ».
Concrètement, Raphaël Glucksmann veut développer le concept de « la société du prendre soin" et lancer une « révolution industrielle et écologique », dixit les mots de celle qui a façonné le programme, Sarah Pigeaud. Le député européen compte reprendre le combat du made in France en lançant « un plan de réindustrialisation verte » qui passerait par la relocalisation des productions stratégiques en Europe et en France.
Glucksmann, Ruffin, Autain... Où penche la gauche ?