Nicolas Sarkozy, stupeur et tremblements
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Nicolas Sarkozy à sa sortie du tribunal de Paris, jeudi 27 mars 2025.
LTD/Alain JOCARD / AFP
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Nicolas Sarkozy à sa sortie du tribunal de Paris, jeudi 27 mars 2025.
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Cet hiver, alors que l'hypothèse de sa candidature à la présidentielle de 2027 commençait à nourrir toutes les spéculations, Dominique de Villepin a reçu un jeune député plein d'ambitions. « Pour les Français, les affaires sont éliminatoires, lui a fait remarquer l'ex-Premier ministre. C'est un poison lent. L'épreuve d'un procès vous change même physiquement. Regardez Marine Le Pen, comme elle a changé ! »
Évidemment, Dominique de Villepin faisait aussi référence à ce que vivait Nicolas Sarkozy. Depuis le 6 janvier, son grand ennemi passait ses journées sur les bancs du tribunal correctionnel de Paris afin de se défendre des soupçons de financement libyen portant sur sa campagne de 2007.
Jusqu'à présent, l'ancien chef de l'État n'a pourtant été que partiellement contaminé par le « poison » évoqué par Dominique de Villepin, malgré les multiples tracas judiciaires qu'il a accumulés depuis son départ de l'Élysée. Certes, ceux-ci l'ont privé de tout retour politique. « S'il n'avait pas ses ennuis, il jouerait un rôle structurant de premier plan dans un tel moment », constatait encore en janvier un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron.
Il n'empêche, malgré tout, Nicolas Sarkozy est demeuré dans l'imaginaire national un personnage très présent. Il a conservé une influence sur son camp.Depuis cet automne, Les Républicains se sont ralliés à la stratégie d'alliance avec la Macronie qu'il défendait depuis deux ans.
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Il continue à susciter du respect. L'ancien président a toujours été ponctuel. Édouard Philippe aussi. Le 26 juillet, les deux hommes arrivent parmi les premiers à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Pendant presque une heure, ils devisent. L'aîné explique à son cadet ce qu'il doit faire pour gagner en 2027. Édouard Philippe, qui l'a parfois âprement affronté dans le passé, apprécie à leur juste valeur les conseils d'un candidat dont la stratégie de conquête élyséenne demeure une référence. L'ex-chef de l'État a gardé un public. « J'ai vendu plus de 1,1 million de livres », calculait-il à la fin de l'année dernière.
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