LA TRIBUNE DIMANCHE — Comme chaque été, la population de vos communes va se démultiplier en août. Depuis votre élection, comment faites-vous face ?
MAIDER AROSTEGUY — Mon premier mandat a été atypique. Nous avons connu des périodes de surtourisme après les déconfinements post-Covid de 2020-2021. Des gens qui ne connaissaient pas Biarritz sont arrivés par flots pour profiter du soleil et de la mer. Il a fallu gérer un afflux exceptionnel et des comportements de décompensation terribles, ce qui nous a conduits à nous adapter en permanence, par exemple en fermant la plage le soir. On a dû atteindre à ce moment-là les 150 000 habitants, même hors mois d'août. La société s'est régulée depuis mais, pour préparer l'été, on travaille dès le mois de septembre.
Nous réalisons un bilan sécurité et propreté, avec un doublement des effectifs pour le ramassage des ordures. Nous avons déployé la première piétonnisation estivale, mis en place des parkings de délestage gratuits et adapté notre offre de transports. Nous avons, surtout, fait un très gros effort sur le vélo électrique en finançant l'installation de garages et de stations de réparation. Tout cela représente un coût important, assuré par la ville, l'agglomération et la Région, sans oublier les fonds européens. J'ai géré tout cela en respectant mon engagement de ne pas augmenter les impôts, au moins pour les résidences principales.