La leçon de gaullisme d’Édouard Philippe
Léna Ménager, envoyée spéciale à Marseille (Bouches-du-Rhône)
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L’ex-Premier ministre Édouard Philippe dévoilera son projet avant mai 2026.
LTD/LOU BENOIT
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L’ex-Premier ministre Édouard Philippe dévoilera son projet avant mai 2026.
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Pour aller écouter Édouard Philippe à Marseille, Geneviève Mangani, 70 ans, a pris le bus depuis la ville de Nice vêtue de son impeccable tailleur bleu marine. Pour son premier meeting Horizons, cette ancienne militante du RPR, juppéiste convaincue et « écœurée » par le ralliement d'Éric Ciotti à Marine Le Pen a sans doute apprécié les très nombreuses allusions à son ancienne famille politique. « Il y a quelque chose de Jacques Chirac en Édouard Philippe », veut croire Laurent Marcangeli en guise d'introduction.
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Le 16 mai dans la cité phocéenne, Édouard Philippe tenait son troisième meeting régional, après Bordeaux et Lille, avec un discours sur le thème de la sécurité et de la justice, le week-end du vote des militants LR pour élire leur nouveau président. Le calendrier n'a pas échappé à Laurent Marcangeli. « Il se trouve que demain une famille politique dont nous sommes proches aura à choisir son président [...]. La campagne chez Les Républicains tourne beaucoup autour de toi, Édouard. De manière peut-être obsessionnelle », glisse le ministre de la Fonction publique, avant de lancer une invitation : « Je me dis que la solution, c'est le rassemblement. » « J'aime la concurrence. Elle est saine. Elle ne me fait pas peur », répond pour sa part Édouard Philippe.
Léna Ménager, envoyée spéciale à Marseille (Bouches-du-Rhône)