« Être maire, c'est être le gardien des équilibres. » C'est ainsi que Christophe Béchu définit son rôle. Depuis 2014, ce proche d'Édouard Philippe et ancien ministre de la Transition écologique règne sur Angers. Sécurité, écologie, immobilier... À la veille des municipales de mars 2026, où il sera de nouveau sur la ligne de départ, il présente les nouveaux défis auxquels il est confronté.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Angers est régulièrement en tête des classements des villes où il fait bon vivre. Comment l'expliquez-vous ?
CHRISTOPHE BÉCHU - Angers est une ville à taille humaine. Avec un peu plus de 150 000 habitants, nous disposons de tous les services d'une métropole sans en avoir les inconvénients, du taux d'embouteillage au niveau d'insécurité. La fameuse douceur angevine dont parle Joachim Du Bellay correspond bien à une réalité. Il y a du respect dans le débat public, entre les habitants, une allergie aux extrêmes. Il y a le temps du combat électoral, mais après on se met tous au service du territoire au-delà des appartenances partisanes.
Angers compte aussi plus d'espaces verts que les autres villes de même dimension - 100 mètres carrés par habitant -, et l'on sait l'importance de la nature en ville pour les gens. Enfin, il y a une vraie mixité sociale. La ville compte 37 % de logements sociaux. Je pense que cela participe au fait que tout le monde trouve sa place sur notre territoire.