Bruno Retailleau, un an et puis s’en va ?
Jules Pecnard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Bruno Retailleau, au centre des tractations sur l'avenir de la droite.
LTD/ISA HARSIN/SIPA
Jules Pecnard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Bruno Retailleau, au centre des tractations sur l'avenir de la droite.
LTD/ISA HARSIN/SIPA
À ce stade, il écoute. Le 10 septembre, Laurent Wauquiez déjeune avec une poignée de fidèles : le ministre démissionnaire de la Santé, Yannick Neuder, l'ancien président des Républicains Christian Jacob, les députés Ian Boucard et Michèle Tabarot, et Geoffroy Didier, vice-président de la Région Île-de-France. D'après ces deux derniers, le leader du groupe LR à l'Assemblée nationale doit se placer afin d'entrer dans le gouvernement Lecornu.
C'est, après tout, ce qui a tant réussi à Bruno Retailleau. « Ce serait une occasion de te refaire une image auprès du grand public », glisse-t-on à l'élu de la Haute-Loire. D'autres, en particulier le très antimacroniste Christian Jacob, sont beaucoup plus sceptiques. Les militants de la droite n'ont-ils pas pourtant approuvé, en élisant à leur tête le ministre de l'Intérieur, le choix décisif de collaborer avec les soutiens du chef de l'État ?
À lire également
Les jours passant, le moteur s'est refroidi. Laurent Wauquiez sait que l'équation de Sébastien Lecornu est presque impossible, condamné que semble être le Premier ministre à faire de larges concessions aux socialistes afin de ne pas être censuré dès octobre. Un proche de Bruno Retailleau s'interroge sur l'ex-patron de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, avec qui les relations sont pour le moins fraîches : « Il se laisse une porte ouverte mais je ne vois pas laquelle. C'est une question de portefeuille, et Laurent n'acceptera pas un secrétariat d'État à la Consommation. En plus, il est un repoussoir encore plus fort que Bruno pour la gauche. »
Jules Pecnard