Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin : « Entre nous, c’était instinctif »
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De gauche à droite, Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, lundi à Paris.
LTD/Thibault Grabherr/Agat Films/France 2 Cinéma
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De gauche à droite, Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, lundi à Paris.
LTD/Thibault Grabherr/Agat Films/France 2 Cinéma
L'un a campé l'inénarrable Wilfried, rappeur nigaud aux saillies poétiques et au débit de mitraillette dans Les Tuche. L'autre a écumé les rôles du répertoire classique sur les planches de la Comédie-Française, jubilant à incarner, entre autres, l'emblématique Scapin sous la direction de Denis Podalydès. Au cinéma, tout aurait donc pu opposer Pierre Lottin et Benjamin Lavernhe : le style comme les rôles. Mais ce serait réduire ces deux comédiens à leurs premières amours professionnelles. Aujourd'hui, la sensibilité, la force de proposition et la sensibilité de Benjamin Lavernhe, 40 ans, s'accordent à merveille avec l'instinct de jeu, l'aisance naturelle et la finesse de Pierre Lottin, 35 ans.
Les réalisateurs l'ont bien remarqué et leur ont offert des rôles de plus en plus percutants : Pierre Lottin campe aussi bien le fils mal-aimé de la série De grâce qu'un suspect dans La Nuit du 12 ou le fils impulsif de Josiane Balasko dans Quand vient l'automne, de François Ozon; Benjamin Lavernhe a su être ce jeune marié insupportable dans Le Sens de la fête du duo Toledano-Nakache, tout comme un mari volage dans Antoinette dans les Cévennes, ou a incarné à l'écran une légende aujourd'hui controversée, l'abbé Pierre.
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Les deux comédiens se retrouvent aujourd'hui dans une comédie populaire enthousiasmante où ils incarnent les rôles-titres : deux frères très différents mais qui partagent l'amour de la musique. L'un joue un chef d'orchestre ; l'autre, un tromboniste... Un talent musical que partagent aussi les deux prodiges du cinéma, qui se sont tout de suite trouvé beaucoup de points communs... Entretien dans des studios d'enregistrement germanopratins avec deux fans de comédie, l'un taiseux, l'autre moins.