Pierre Lemaitre, la vie et rien d’autre
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Lemaitre n’est ni Zola ni Balzac, mais il a en lui un peu des deux.
LTD/Alexandre ISARD/ParisMatch/Scoop
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Lemaitre n’est ni Zola ni Balzac, mais il a en lui un peu des deux.
LTD/Alexandre ISARD/ParisMatch/Scoop
Voilà un écrivain qui a redonné au mot « populaire » ses belles couleurs originelles. Qui, pendant que l'essentiel de ses confrères courait après les avant-gardes du XXe siècle, a revendiqué l'héritage des meilleures plumes du XIXe - Balzac, Zola, Hugo. Et dont l'immense succès frappé d'un prix Goncourt nous rappelle au bon souvenir de cette époque, quand les goûts du public coïncidaient en partie avec la grande littérature qui paraissait alors en feuilleton dans la presse, avant que les industriels de l'édition ne décident que les masses préféraient la pâtée.
Bref, c'est toujours une joie de voir paraître un nouveau roman de Pierre Lemaitre. D'autant plus qu'ici son retour se fait par un texte qui n'est pas du tout de circonstance, où l'on assiste à la mort d'un personnage que l'on suit depuis 2013...
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Nous voilà donc au bout des années 1950 auprès de cette famille Pelletier que nous avons appris à connaître, après deux tomes en sa compagnie. Au Liban, Louis, le bienveillant patriarche, s'inquiète de la montée de l'hostilité envers les Français et hésite à vendre la savonnerie qui a fait sa fortune. En France, son fils aîné, Jean, remâche ses traumas de jeunesse et son incapacité à succéder à son père à la tête de ladite savonnerie.
