Théâtre : pour ses 40 ans, Zingaro rend hommage aux femmes persanes
ARMELLE HÉLIOT

Dans un troisième volet de son cabaret, Bartabas rend hommage aux femmes afghanes et iraniennes.
LTD/Hugo Marty
ARMELLE HÉLIOT

Dans un troisième volet de son cabaret, Bartabas rend hommage aux femmes afghanes et iraniennes.
LTD/Hugo Marty
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De tous les spectacles que connaît le public, depuis quarante ans et même un peu plus, ce Cabaret de l'exil numéro 3 est le plus beau, le plus dense, le plus bouleversant. Après avoir célébré les cultures yiddish et irlandaise, dans la droite ligne de ses premières créations, Bartabas a signé il y a plusieurs mois un volet consacré aux femmes. Aux femmes afghanes, aux femmes iraniennes.
Autant dire qu'il plonge dans le pur présent de l'interdiction, l'enfermement, l'humiliation de milliers de femmes, des petites filles aux adultes en passant par les adolescentes : empêchées, surveillées, brutalisées et souvent jetées en prison. Musique, poèmes, chants, danses, les artistes réunies sont magnifiques et fières. Cette plongée dans le monde des femmes n'étonne pas ceux qui suivent son chemin d'artiste depuis ses débuts.

Bartabas - Zingaro, un théâtre pour les chevaux, par Fabienne Pascaud, est à retrouver chez Actes Sud à 23 euros. (Crédits : LTD/Hugo Marty)
S'il a aimé jouer les furieux, il y a bien longtemps que ses pensées passent par le filtre des femmes, de leur créativité, de leur présence essentielle au monde. Fabienne Pascaud, qui consacre un ouvrage aux 40 ans de Zingaro, le relève avec pertinence.
Dialogues avec le maître de Zingaro, paroles de ses proches, peintre tels Ernest Pignon-Ernest, poètes tel André Velter, frère en écriture et art équestre, tel Jérôme Garcin, compagnon d'armes, tel Patrick Bouchain, effervescence de la beauté, de la grâce, de la connaissance intime de chevaux, telle Laure Guillaume, chacun témoigne de la puissance de voyant du cavalier, de son intuition palpitante, et du lent glissement accompli jusqu'à l'écriture.
Théâtre équestre Zingaro, mardi, mercredi, vendredi, samedi 19 h 30, dimanche 17 h 30. Jusqu'au 31 décembre. Tél. : 01 48 39 54 17.
ARMELLE HÉLIOT
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