L’autre Cannes, premier rôle contemporain
Mathilde Giard
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La ville de Cannes est aussi championne de l'art contemporain.
LTD/Hervé Fabre/Cannes is Yours
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La ville de Cannes est aussi championne de l'art contemporain.
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Ce week-end, à Cannes, dans les Alpes-Maritimes, le tapis rouge est déroulé sur les marches de la Malmaison, le centre d'art contemporain qui a rouvert vendredi après plus d'un an de travaux. Ça change de celles du Palais des festivals. Édifiée en 1863 puis agrandie en 1901, l'élégante bâtisse borde la Croisette, entre le QG de la planète cinéma en mai, les boutiques de luxe et les grands hôtels. Là, entre ses murs, les stars ne sont pas des acteurs ou des réalisateurs. Mais elles savent elles aussi comment capter la lumière, sur une toile et non devant une caméra. Elles ont pour nom Bonnard, Matisse ou Corot, des peintres aimantés par le nuancier naturel de la Côte d'Azur.
Leurs tableaux sont confrontés à des œuvres contemporaines d'Axel Pahlavi, Philippe Pradalier ou Cristine Guinamand, pour un dialogue chromatique. Tous ont le même thème d'inspiration : le Midi. « Nous avons associé la mythologie d'une Méditerranée aux jours heureux à des pièces plus sombres, marquées par l'inquiétude existentielle ou l'impact de la pollution », décrit Amélie Adamo, co-commissaire de l'exposition inaugurale. Des prêts ont été négociés avec des musées, dont ceux, voisins, de Picasso à Antibes ou Renoir à Cagnes-sur-Mer.
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Et, touche Riviera oblige, un collectionneur a mis à disposition un Cézanne qu'il venait d'acquérir à Londres, tandis qu'Albert de Monaco a sorti un Monet de sa réserve personnelle. « Ce lieu auparavant hors des radars a été reconfiguré pour devenir digne des grandes expositions, notamment sur la question de l'humidité en bord de mer », se félicite Hanna Baudet, directrice du pôle d'art contemporain de Cannes.
Mathilde Giard
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