« Carbios a le potentiel pour devenir une licorne », estimait en 2021 Philippe Pouletty, le fondateur de la biotech. Mais en ce début d'année, la pépite clermontoise, pionnière du biorecyclage des plastiques et textiles, traverse une phase critique et enchaîne les mauvaises nouvelles.
Ce plan de restructuration, qui devrait être présenté aux salariés cette semaine dans le cadre d'un Comité social et économique, devrait lui permettre de poursuivre « la gestion prudente de sa solide trésorerie (107 millions d'euros au 31 décembre 2024), en réduisant le cash burn du groupe ».
En clair, Carbios veut faire des économies. On le sait, développer une technologie de rupture est extrêmement long et coûteux. Ce qui explique sans doute que les pertes d'exploitation de Carbios, qui s'élevaient, au premier semestre 2024, à 20 millions d'euros contre 15 millions attendus, avec des dépenses de R&D en hausse de 43%. Au premier semestre 2024, le groupe présentait, même, une perte totale de 18,1 millions d'euros. Et ce, alors que la greentech avait bénéficié d'un prêt de la Banque européenne d'investissement d'un montant de 30 millions d'euros en 2022 et a reçu une partie des 8,2 millions promis par l'État dans le cadre de France 2030, afin d'accélérer ses travaux de R&D.