L'aéroport Toulouse-Blagnac en quête d'un nouveau modèle de croissance

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'aéroport Toulouse-Blagnac a vu son trafic domestique chuter.
Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'aéroport Toulouse-Blagnac a vu son trafic domestique chuter.
Rémi Benoit
Toulouse a longtemps fait figure d'exception dans le paysage des aéroports français. Avant le Covid, le trafic domestique représentait 50% de son activité contre 25 à 30 % dans les autres grands aéroports régionaux. À elles seules, les liaisons vers Paris représentaient un tiers du trafic avec notamment la Navette d'Air France entre Toulouse et Orly, longtemps première ligne aérienne d'Europe. « L'hypertrophie de cette ligne faisait notre force mais aujourd'hui c'est notre talon d'Achille dans cette période de transition », a confié Philippe Crébassa, président du directoire de l'aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) ce mercredi lors de la conférence annuelle de la plateforme.
Sous l'effet de la crise sanitaire qui a considérablement affecté les voyages d'affaires, Air France a fortement réduit le nombre de vols entre la Ville rose et la capitale. Même si Paris reste la première destination avec un peu plus de deux millions de passagers transportés vers Orly et Roissy en 2024, l'ensemble ne pèse plus que 26 % du trafic de la plateforme. « Nous sommes passés de 25 allers retours quotidiens à seulement 13 à 16 par jour avec une chute de 800.000 passagers depuis 2019 rien que sur Orly. Dans le même temps, le prix des billets d'avion a sensiblement augmenté ces trois dernières années », note Philippe Crébassa.
Au total, le trafic domestique baisse de 7% sur l'année 2024 et reste 35% en-deçà de son niveau d'avant-crise.
À lire également
Raison pour laquelle ATB mise gros sur les vols internationaux qui pèsent désormais 60% de son activité et qui ont, elles, retrouvé le seuil de 2019. La ligne Toulouse-Montréal assurée par Air Canada connaît notamment un franc succès avec 100.000 passagers transportés sur l'année et un taux de remplissage de 80%. Après de bonnes performances l'été dernier, la compagnie Norwegian reconduit dès le mois d'avril sa ligne vers Copenhague et ouvre une liaison vers Oslo.
Florine Galéron