Des aéroports autonomes en carburants verts : le Sud-Ouest y croit

Florine Galéron
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La Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie auront besoin de 200.000 tonnes de SAF en 2050.
Rémi Benoit

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La Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie auront besoin de 200.000 tonnes de SAF en 2050.
Rémi Benoit
Le Sud-Ouest autonome en carburant d'aviation durable : ce scénario n'a rien de la science-fiction. Les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie ont vu émerger en l'espace de quelques années une demi-douzaine de projets d'usines de SAF (sustainable aviation fuel). Dans les Pyrénées-Atlantiques, la start-up lyonnaise Elyse Energy affiche l'ambition de produire 82.000 tonnes de carburant d'aviation durable à partir de carburants de synthèse et de biomasse. Dans les Hautes-Pyrénées, Qair s'est allié avec Airbus pour produire 70.000 tonnes par an de kérosène vert produit à partir d'hydrogène. Sans compter les projets de Nacre (Pyrénées-Atlantiques), MGH (Haute-Garonne), Avebio (Landes) ou de Khimod (Pyrénées-Orientales).
D'après une étude menée par le pôle de compétitivité, la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie auront besoin de 40.000 tonnes de SAF en 2030 et 200.000 tonnes de SAF en 2050. « L'ambition est de produire le maximum de carburant d'aviation durable sur le grand sud-ouest », ajoute Bruno Darboux.
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Cette dynamique vient soutenir l'entrée en vigueur du règlement européen Refuel EU qui impose de 2 % de carburant d'aviation durable dans les vols intra européens dès cette année 2025, 6 % en 2030, 20 % en 2035, 70 % en 2050. Les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, qui apportent des financements à ces usines, ont l'ambition de produire et consommer des SAF au-delà des seuils fixés en Europe.
Florine Galéron