Fabricant toulousain d'équipements électroniques pour l'automobile et la mobilité lourde, Actia veut mettre la main sur la PME Steel Electronique, dotée d'un savoir-faire reconnu dans le spatial. Le groupe a réalisé de grands investissements ces dernières années pour répondre aux nouveaux besoins du spatial après avoir décroché des contrats pour les constellations OneWeb et de Telesat.Actia met résolument le cap vers le spatial. L'ETI toulousaine, qui
fabrique déjà des équipements électroniques pour les camions, les engins agricoles, les bus, les voitures, les avions, veut désormais contribuer à la révolution des constellations de satellites.
Le groupe vient d'annoncer être entré en négociations exclusives pour se rapprocher de Steel Electronique, PME toulousaine d'une soixantaine de personnes spécialisée depuis plus de 40 ans dans le développement et la fabrication d'équipements et systèmes électroniques spatiaux. La société a fourni dernièrement le calculateur de bord du rover franco-allemand Idéfix qui va partir à la conquête des lunes de Mars.
Créer un nouveau champion
«Œuvrant dans la région toulousaine, capitale européenne de l'aérospatiale, où le développement du NewSpace renforce les perspectives industrielles, Actia envisage d'étendre son ambition spatiale avec la société Steel Electronique. Ce rapprochement permettrait à Actia de faire émerger un ensemble industriel de référence en tant que fournisseur d'électronique embarquée, essentiellement en tant que fournisseur de rang 2 pour les domaines aéronautique, spatial et NewSpace, télécommunication (sol et spatial embarqué)», commente Actia.
L'ensemble industriel dédié à ces métiers représenterait une activité annuelle de près de 70 millions d'euros, dont environ 7 millions pour Steel Electronique, serait fort d'une équipe d'environ 250 collaborateurs, dont un tiers dédié à la R&D, et aurait pour objectif une forte croissance de son chiffre d'affaires sur les cinq ans à venir.
En avril dernier, Jean-Louis Pech, président d'Actia avait fixé un objectif ambitieux : « D'ici cinq ans, nous aimerions créer une division aéronautique et spatiale qui dépasse les 100 millions d'euros d'activité (alors que le groupe a réalisé un CA global de 500 millions en 2022, ndlr).» Aujourd'hui, l'activité d'Actia dans ces secteurs se concentrent sur la confection de stations sol (45 millions d'euros) et les productions aéronautiques. Le groupe produit notamment des contrôleurs de vol pour Airbus et est donc affecté par la remontée des cadences sur cette petite activité.