Airbus, Alstom : en visite au Vietnam, Philippe Tabarot en quête de gros contrats
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Le ministre français des transports passera un peu moins de deux jours au Vietnam.
Firas Abdullah/ABACAPRESS.COM
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Le ministre français des transports passera un peu moins de deux jours au Vietnam.
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Après son déplacement en Pologne en début de semaine, Philippe Tabarot s'apprête déjà à reprendre ses valises. Le ministre français des transports va se rendre en Asie du Sud-Est pour une mini-tournée en amont de la Singapore maritime week, qui débute lundi à Singapour. L'occasion pour lui de se promouvoir en ambassadeur de l'industrie française, en particulier au Vietnam.
Philippe Tabarot se rendra ainsi à Hanoï avec la volonté de mettre en avant l'expertise française pour l'établissement d'une ligne à grande vitesse entre Hanoï et Ho-Chi-Minh Ville. Ce projet doit permettre de relier en cinq heures la capitale vietnamienne au poumon économique du pays - distants de 1 500 kilomètres - contre un jour et demi actuellement.
Le lancement a été approuvé par les autorités en novembre dernier et, selon un rapport de la Direction générale du Trésor français, ce sera tout simplement le plus grand projet de TGV en cours de construction au monde et donc « une opportunité qu'il convient de saisir » pour les entreprises françaises. Avec un budget évalué à 63 milliards d'euros en vue d'une inauguration en 2035, il y a de quoi aiguiser les appétits.
Conformément aux préconisations du Trésor, qui indique « il appartient désormais aux entreprises françaises d'intensifier leurs démarches commerciales et aux pouvoirs publics français de poursuivre le dialogue avec les autorités vietnamiennes ». Et c'est donc ce que va s'attacher à faire Philippe Tabarot.
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C'est encore très préliminaire, prévient-on du côté du ministère, mais il s'agit de proposer un modèle partenarial gré à gré avec une offre groupée. Cette approche se veut à l'image de ce qui a déjà été fait pour la Corée du Sud dans les années 1990 et beaucoup plus récemment pour le Maroc. Elle est ainsi fondée sur l'apport d'instruments de financement, de l'expertise française pour la réalisation du projet, d'une offre de formation pour la conception et l'exploitation du projet... et bien sûr de matériel. Il faudra ainsi se montrer plus attractif que la concurrence, qui s'annonce forte notamment de la part des Coréens (qui ont depuis développé leur propre TGV) et des Chinois.
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