Reprise : quand Etretat s'emploie à dissuader les touristes
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les célèbres falaises d'Etretat pourraient être mises en péril du fait de la sur-fréquentation
DR
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les célèbres falaises d'Etretat pourraient être mises en péril du fait de la sur-fréquentation
DR
Les falaises les plus connues de France se sont comme évaporées des derniers dépliants de l'office du tourisme du Havre-Etretat. On aura beau chercher, on n'y trouvera plus aucune photo de la mythique aiguille ou du trou à l'homme dans lequel aiment à se cacher les badauds. Non que la banque d'images soit vide -au contraire, elle déborde !
Cette soudaine pudeur découle en réalité de la volonté de l'équipe municipale de mettre la pédale douce sur la promotion. « La mairie nous a demandé de ne pas communiquer plus que de raison », justifie Eric Baudet, directeur de l'Office du tourisme. En cause, la sur-fréquentation de ce joli bourg de 1.200 âmes qui s'étend sur seulement 4,4 km2. Moitié moins si l'on exclut la surface du golf. Après 18 mois de crise du tourisme, les propos peuvent interpeller. Mais, depuis une petite dizaine d'années, le site connaît un afflux exponentiel de visiteurs qui met à rude épreuve les équipements de la commune... et les nerfs de ses administrés.
À lire également
Estelle Serafin est d'autant plus préoccupée que la situation s'est encore tendue à la faveur du débarquement en nombre des vacanciers français après le confinement mais aussi de l'engouement pour la série Lupin. Une publicité gratuite offerte par Netflix aux falaises chères à Maurice Leblanc dont l'élue se serait bien passée. « Ce double phénomène a cristallisé les difficultés » déplore t-elle.
Nathalie Jourdan