Selon la plateforme Particulier à particulier, qui vient de publier une étude sur le logement étudiant au lendemain des résultats de Parcoursup, la tension locative reste forte dans la capitale. Les étudiants se tournent donc vers le département voisin du 93.« Encore et toujours la galère », tel est le titre de la nouvelle étude de Particulier à particulier (PAP) sur le logement étudiant. Au lendemain de la parution des résultats de Parcoursup, la plateforme de petites annonces vient de publier, ce mardi, une étude sur l'offre et la demande pour ces jeunes qui cherchent à se loger en vue de la rentrée universitaire en automne. Sans surprise, à Paris, les studios sont pris d'assaut, pendant que la Seine-Saint-Denis séduit de plus en plus les futurs jeunes adultes.
1 400 demandes à Paris !
PAP a en effet recensé les 100 annonces les plus demandées dans la capitale. 77 % correspondent à des studios d'une surface moyenne de 15,8 m² pour un loyer de 690 euros et 23 % des T2 d'une taille de 28,5 m² pour 996 euros. « Ces chiffres confirment que les étudiants ciblent prioritairement ce qu'ils peuvent (à peu près) se permettre, même au prix de fortes concessions sur le confort », souligne le portail.
Pire, le niveau de sollicitation dépasse toutes les statistiques habituelles : 595 demandes en moyenne par bien répertorié, voire même 1 400 pour certains ! « Cette pression témoigne d'un marché où l'encadrement des loyers ne suffit pas à garantir l'accès au logement, tant la rareté fait loi », écrit Particulier à particulier.
Un message que sa présidente, Corinne Jolly, pourrait envoyer à la maire (PS) Anne Hidalgo. L'édile sortante présentera jeudi après-midi un « bilan positif » de l'encadrement des loyers et demandera solennellement à la ministre du Logement, Valérie Létard, d'étendre le dispositif au-delà de novembre 2026. De son côté, la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale vient de lancer, aujourd'hui, une mission d'évaluation qui rendra ses conclusions en septembre.