Le luxe face à l’épreuve du ralentissement
Marie-Pierre Gröndahl
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Le luxe fait face à une inversion de tendance, lui qui avait croît jusqu'en 2023.
LTD/Abdul Saboor/Reuters
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Le luxe fait face à une inversion de tendance, lui qui avait croît jusqu'en 2023.
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« Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel » : un vieux dicton boursier que le luxe mondial devra méditer en 2025. Après quatre ans de folle croissance, de 2019 à 2023, où les entreprises du luxe ont enregistré une hausse annuelle de 5 % en moyenne, 2024 a mis fin à l'euphorie.
Avec une progression d'environ 2 %, le repli a frappé l'ensemble des marques et des maisons, certaines davantage que d'autres. Toutes les catégories de produits sont touchées (joaillerie, mode, maroquinerie...), là encore plus ou moins brutalement. Une première depuis la crise financière de 2008. Le déclin pourrait se prolonger cette année, puisque les estimations oscillent entre 1 et 3 % de croissance.
Coup sur coup, deux études ont confirmé ce ralentissement. La première, celle du cabinet de conseil en stratégie Bain & Co., dévoilée en novembre, estime que le luxe a perdu 50 millions de clients en deux ans, de 2022 à 2024. Son concurrent McKinsey a publié la sienne à la mi-janvier, avec un constat sans appel : « L'industrie créera moins de valeur cette année que la précédente. » Entre-temps, les résultats financiers révélés par tous les groupes cotés ont mis en lumière des trajectoires contrastées. Car les choix stratégiques de chacun ont également pesé dans leur résilience.
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Parmi les facteurs communs, une activité mondiale en net recul. Notamment en Chine, qui assurait jusqu'ici près de 20 % de la croissance du secteur. « La machine à cash s'est transformée en migraine, avec une chute de 7 à 5 % du chiffre d'affaires global », ironise un expert. Les consommateurs chinois, déjà incités à renoncer aux dépenses extravagantes par le gouvernement, préfèrent désormais épargner. Les autres marchés, y compris les États-Unis, ont également freiné, mais moins. Et devraient rester positifs dans les mois à venir, notamment outre-Atlantique.
Marie-Pierre Gröndahl
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