Agroalimentaire : étranglés par la flambée des prix de l’énergie, les industriels demandent l’aide de l’Etat
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Face à la hausse de leurs coûts de production, érodant leurs marges et leurs capacités d'investissement, les industriels du secteur agroalimentaire s'inquiètent et interpellent les pouvoirs publics depuis déjà plus d'un an. Mais en cette rentrée 2022, leur cri d'alerte se fait particulièrement perçant, allant jusqu'à évoquer des risques de ruptures de production.
En cause, non seulement la crise sanitaire et ensuite la guerre en Ukraine, qui ont profondément bouleversé les flux et donc les prix des échanges mondiaux, mais aussi le réchauffement climatique et ses phénomènes météorologiques extrêmes, qui ces derniers mois ont affecté en France les rendements de certaines filières de l'agriculture. Résultat: une diminution de la disponibilité de matières premières, non seulement agricoles, et une inflation galopante qui déséquilibre profondément et sans cesse les comptes des industriels.
Depuis quelques mois, c'est notamment le "mur énergétique", "infranchissable", qui fait paniquer l'industrie agroalimentaire française, pour laquelle l'énergie pèse souvent lourdement sur les charges.
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Mais lorsque les industriels transforment des produits périssables, toute interruption des flux entraîne un important gaspillage d'aliments, ainsi qu'un risque de raréfaction de certains produits des rayons, rappelle-t-il. D'autant plus que, pour certains producteurs, réduire les références pourrait être un moyen d'économiser de l'énergie, ajoute le président de La Coopération Agricole.