Spatial : les secrets de la préparation de Sophie Adenot, prochaine Française à bord de l'ISS
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Sophie Adenot en 2023 à la Cité de l'espace à Toulouse.
Rémi Benoit
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Sophie Adenot en 2023 à la Cité de l'espace à Toulouse.
Rémi Benoit
Tout juste arrivée des États-Unis, Sophie Adenot ne passe que 24 heures à Paris ce mardi avant de repartir en Allemagne pour continuer son entraînement. Depuis qu'elle a été désignée en novembre 2022 parmi plus de 23.000 candidatures pour rejoindre la nouvelle promotion des astronautes de l'Agence spatiale européenne, cette ancienne pilote de l'Armée de l'air vit « un véritable marathon ». Et pour cause, elle sera la première de ses camarades à rejoindre la Station spatiale internationale au printemps 2026 pour une mission baptisée Epsilon d'une durée de six mois.
« Il est difficile de parler d'un quotidien parce que le propre d'un entraînement d'astronaute, c'est qu'aucune journée ne se ressemble. Tous les matins, je fais au moins une heure et demie de sport (renforcement musculaire et cardio). Ensuite, je peux commencer mon entraînement à 6 heures ou à 7 heures et terminer à 17 heures, 19 heures ou beaucoup plus tard. Parfois, j'ai une pause déjeuner, parfois non. Être astronaute, ce n'est pas un métier mais un mode de vie », décrit Sophie Adenot depuis le siège de l'ESA à Paris à l'occasion d'une rencontre initiée par l'AJPAE (Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace).
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Diplômée de l'Isae-Supaero à Toulouse, la même école que Thomas Pesquet, l'ingénieure a ensuite intégré l'Armée de l'air et est devenue en 2019 la première femme pilote d'essai d'hélicoptères à la base aérienne de Cazaux, en Gironde. Mère d'un petit garçon, elle parle anglais, allemand, espagnol, russe, et enseigne le yoga. Malgré ce CV déjà dense, Sophie Adenot a tout de même été amenée « à sortir de sa zone de confort » ces derniers mois :
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