Pour Airbus, « les tensions sur la supply chain se sont apaisées »

Florine Galéron
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Airbus se prépare à une nouvelle moisson de commandes au salon du Bourget.
Rémi Benoit

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Airbus se prépare à une nouvelle moisson de commandes au salon du Bourget.
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Dès lundi, les yeux du monde entier se tourneront vers le salon du Bourget pour savoir qui d'Airbus ou de Boeing remportera le match des commandes. En 2023, le constructeur européen avait largement fait la différence avec 846 commandes (contre 288 pour Boeing) dont un record absolu dans l'histoire de l'aviation de 500 A320 de la compagnie indienne IndiGo. Cette année encore, il faut s'attendre à des annonces significatives a confirmé Christian Scherer, le patron d'Airbus Commercial Aircraft. D'autant que d'après les nouvelles prévisions du premier constructeur mondial, 43 420 avions seront mis en service dans le monde d'ici fin 2044, en tablant sur une croissance moyenne du trafic de 3,6 % par an.
De quoi mettre un peu plus sous pression la chaîne d'approvisionnement d'Airbus qui a successivement vu la production chuter à 40 avions monocouloirs par mois pendant la pandémie, puis remonter à vitesse grand V avec l'ambition d'atteindre une production de 75 A320 d'ici 2027.
Mais à quelques jours du salon du Bourget, Christian Scherer veut lancer un message d'optimisme concernant les tensions sur la supply chain. « Je suis heureux de vous annoncer que les perturbations générales de l'approvisionnement se sont apaisées. Elles n'ont pas complètement disparu, mais la situation s'améliore considérablement », indique-t-il.
Avant d'ajouter :
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Florent Massou, vice-président exécutif des opérations, remarque de nets progrès sur la supply chain avec « la fin de la pénurie de matériaux » et « une diminution de 60 à 70 % des pièces manquantes depuis le début de l'année ». Ces dernières années, la filière avait dû faire face à d'importantes difficultés d'approvisionnement sur certains métaux. Sur la partie amont de la production, Airbus est désormais parvenu à franchir la barre des 60 avions monocouloirs par mois, mais des goulots d'étranglement sur la chaîne d'assemblage finale l'empêche encore de livrer un tel volume d'appareils.
Florine Galéron
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