Le missilier européen a vendu au Danemark le système de défense aérienne et antimissile de surface, VL-Mica. Le contrat s'élève à 390,7 millions d'euros.Pari gagné pour le ministre de la Défense, Troels Lund Poulsen, qui souhaitait fin février conclure une acquisition d'un système de défense aérienne et antimissile (SBAMD) « avant l'été, afin que nous puissions mettre en service les premiers systèmes de défense anti-aérienne terrestre dès 2026 ». Après avoir déjà acheté en avril dernier plusieurs centaines de missiles sol-air Mistral 3 à MBDA, le Danemark s'offre deux systèmes de défense aérienne terrestre VL-Mica auprès du missilier européen pour un montant de 390,7 millions d'euros. Le contrat prévoit également une option portant sur la vente notamment de quatre unités de lancement vertical supplémentaires, des munitions, des équipements de test et des pièces de rechange.
Le ministère de la Défense danois qui précise que cette commande n'a pas été financée par des fonds de l'Union européenne, a souhaité acquérir dans le cadre d'une procédure d'achat accélérée « une capacité provisoire » de SBAMD pour répondre à « un besoin opérationnel urgent et critique ». MBDA France a gagné le lot numéro un tandis que l'allemand Diehl Defence et l'Agence norvégienne du matériel de défense (location du système NASAMS) ont respectivement remporté les lots deux et trois. Le Danemark a reconnu à plusieurs reprises avoir particulièrement besoin de systèmes de défense antiaériens. « Le contrat avec MBDA France est une étape importante vers le rétablissement d'une capacité de défense aérienne terrestre danoise », a expliqué le ministère de la défense danois sur Linkedin.
Le SAMP/T toujours en course
Dans le cadre de cette compétition, le ministère de la Défense a reçu un total de dix propositions, qui ont toutes été évaluées, a-t-il précisé. Pour le Danemark, l'objectif de ces commandes dans le cadre d'une solution provisoire était d'acquérir un ou plusieurs systèmes SBAMD. MBDA France devra livrer le système « au plus tard à la fin de 2026, afin de soutenir la mise en place rapide d'une capacité de défense aérienne danoise en attendant la mise en œuvre complète de la solution permanente », a expliqué le ministère de la Défense. Les délais de livraison ont été des critères déterminants pour les groupes qui ont participé à la compétition.