PS, PCF et écologistes réfléchissent à une « alter-Nupes »… sans Mélenchon
Jules Pecnard
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PS, PCF et écologistes réfléchissent à une « alter-Nupes »… sans Mélenchon
Reuters
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Si l'attentat effrayant d'Arras ne s'était pas produit, l'image politique du week-end aurait valu son pesant d'or. Socialistes, écologistes et communistes, réunis chacun de leur côté en conclave, le même samedi, pour décider de leur avenir au sein de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). « Compte tenu du contexte dramatique », le PS a choisi de reporter le conseil national qui devait se tenir à la Maison de la chimie. Le raout avait été organisé en urgence par son premier secrétaire, Olivier Faure, après des jours d'extrême tension liée aux positions ambiguës de Jean-Luc Mélenchon sur les actes terroristes perpétrés le 7 octobre par le Hamas en Israël.
Europe Écologie-Les Verts et le PCF ont maintenu leurs grands-messes respectives, prévues de longue date. La convention d'EELV à Pantin, consacrée à sa refondation en « Les Écologistes », a aussi été l'occasion de débattre sur la pérennité de l'alliance électorale bâtie pour les législatives de 2022. En amont, la secrétaire nationale Marine Tondelier a donné le tempo en soulignant, le 12 octobre dans Libération, le « point de fracture grave » que revêtait cette nouvelle crise. Quant aux communistes, d'abord réunis pour plancher sur les européennes de 2024, puis en conseil national ce dimanche, leurs adhérents doivent se prononcer sur la suite. « Ce ne sera pas un vote pour une sortie de la Nupes mais pour un arrêt des discussions avec La France insoumise », précise un dirigeant du parti.
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À chacun sa manière de se distancier de LFI. Pour le PCF de Fabien Roussel, critique à l'égard de Jean-Luc Mélenchon dès les premiers mois d'existence de la Nupes, c'est chose plus aisée que pour EELV ou, plus encore, pour le PS. Lors du congrès de Marseille en janvier, la motion pro-Nupes défendue par Olivier Faure a recueilli moins de 50 % des voix. Dans la foulée, le député de Seine-et-Marne a été reconduit dans la douleur, après une âpre bataille contre Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, et farouche opposant à l'alliance avec les Insoumis.
Jules Pecnard