Laurent Wauquiez, un retour contrarié
Ludovic Vigogne
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Laurent Wauquiez à Yssingeaux le 11 juin.
© LTD / VERO MARTIN / HANS LUCAS VIA REUTERS
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Laurent Wauquiez à Yssingeaux le 11 juin.
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C'est la première fois qu'il fait ça. Le 14 mai, Laurent Wauquiez reçoit une cinquantaine d'invités dans son appartement niché au cœur du 7e arrondissement de Paris. Il y a là Éric Ciotti et son prédécesseur à la tête des Républicains Christian Jacob, le chef du groupe LR à l'Assemblée, Olivier Marleix, une poignée de parlementaires, le patron du Medef, Patrick Martin, des banquiers, quelques journalistes... Officiellement, la petite sauterie est organisée à l'occasion du 49e anniversaire du président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a eu lieu un mois plus tôt. Mais elle n'est pas non plus dénuée d'arrière-pensées. Chacun des présents le sait. Laurent Wauquiez ambitionne d'être candidat en 2027 à l'Élysée.
Pour celui qui a tendance à cloisonner ses relations, cette soirée est une manière de montrer qu'il rassemble largement. « C'était le noyau dur de ton comité de soutien de campagne », lui fera remarquer quelques jours plus tard le futur ex-député européen Brice Hortefeux. Tout a été pensé. Aucun collaborateur n'a été invité. Les jours précédents, l'hôte s'est demandé s'il devait prononcer un petit discours. Il a jugé que cela paraîtrait un peu artificiel.
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Pour Laurent Wauquiez, l'histoire s'est brutalement accélérée cette semaine. Mardi, il a annoncé sa candidature aux élections législatives dans la première circonscription de Haute-Loire. Elle marquera son retour sur la scène nationale. Même si la décision surprise d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale va provoquer celui-ci plus tôt qu'il ne l'avait envisagé, l'ex-ministre sarkozyste n'a pas hésité. Parmi ses proches, certains lui avaient déjà conseillé de songer à redevenir député. Il y a un mois, Brice Hortefeux lui avait remis une note où il lui suggérait de demander à l'élue de sa circonscription, une proche, de démissionner à l'automne, afin de provoquer une élection législative partielle. II estimait que sa présence à l'Assemblée lui donnerait une tribune, que sa décision d'y siéger (et d'abandonner par ricochet la présidence de la Région, qu'il occupe depuis 2015) montrerait sa détermination élyséenne.
Ludovic Vigogne