Trump-Poutine : pétrole et gaz russes, au coeur du bras de fer
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Le site de forage pétrolier Polar Adventure Tanker à Valdez, en Alaska (États-Unis).
ABACA / Reuters
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Le site de forage pétrolier Polar Adventure Tanker à Valdez, en Alaska (États-Unis).
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Elle sera l'invitée invisible de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine. À Anchorage, fief pétrolier du sud de l'Alaska, l'économie russe planera en arrière-plan de ces ultimes négociations de paix en Ukraine reçues par Washington. Après avoir progressé de 4,1 % en 2024, la Russie, 11ème puissance mondiale, ne devrait engranger qu'entre 1 et 2 % cette année, selon les prévisions officielles. Au premier trimestre, la croissance du pays en guerre s'est déjà essoufflée à 1,4 %.
En première ligne de ce ralentissement, se trouvent les revenus énergétiques de la Russie. Si Vladimir Poutine a assuré, lors du dernier Forum économique de Saint-Pétersbourg, que « l'économie russe ne repose plus principalement sur les matières premières », le secteur énergétique continue pourtant de peser lourdement sur les performances du pays.
Au deuxième trimestre, les revenus pétroliers et gaziers ont chuté de 18% sur un an, selon le Centre for Research on Energy and Clean Air. « Moscou a essayé de compenser ces pertes en se rapprochant de la Chine, laquelle a considérablement augmenté ses achats d'énergies fossiles russes, mais cela ne suffit plus », observe une source européenne.
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Aussi, selon la presse américaine, un éventuel redémarrage partiel des exportations de gaz russe, dirigé par un consortium américain, après les arrêts et suspensions des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en 2022, pourrait être mis sur la table des négociations ce vendredi. Mais une partie des dirigeants européens, dont le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, y sont clairement opposés.