Poutine est l’héritier de Staline, pas de Hitler
François Clémenceau
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François Clémenceau, le monde à l'endroit.
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François Clémenceau, le monde à l'endroit.
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Bien entendu, les jeux de miroirs entre la libération de l'Europe du nazisme et la résistance de l'Ukraine face à la guerre d'agression de Vladimir Poutine ne peuvent être que des anachronismes. Volodymyr Zelensky n'est pas Churchill, pas plus que Joe Biden n'est Roosevelt ou Emmanuel Macron un de Gaulle européen face aux ombres brunes du fascisme rampant d'aujourd'hui. Mais ces trois-là sont bien des héritiers de ce que fut l'histoire de l'Europe entre 1933 et 1945. Tout au long de leurs cheminements et de leurs discours cette semaine en Normandie et à Paris, ils ont témoigné de la crainte de revivre des séquences - ou de subir des conséquences - de ce que fut à l'époque l'implacable volonté de puissance hitlérienne.
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Serait-ce là vraiment, sans mauvaise foi, de la récupération électoraliste de la part du président français et de son aîné américain alors que tous deux seront confrontés aux résultats des urnes ce soir et le 5 novembre ? A-t-on vraiment compris quels sont les enjeux de la période que nous vivons depuis quelques années au sein des démocraties de l'Union européenne ? Et aux États-Unis, alors que la République américaine a été molestée jusque dans son cœur sacré lors de l'assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump le 6 janvier 2021 ? Et ce qui est en cause aujourd'hui avec le retour brutal des ex-empires qui menace les nations libres réparties à travers le monde ?
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