Ils sont près de 20 000, sans compter les binationaux. Ingénieurs, humanitaires, chercheurs, commerciaux, restaurateurs, étudiants... Depuis l'escalade des frappes israéliennes sur le Liban, la question de rester ou de partir se pose pour presque tous les Français installés dans ce petit pays de 6 millions d'habitants. À chaque montée de tension, c'est le même dilemme. Et cette fois plus qu'avant.
Pour ceux qui souhaitent partir, il faut trouver un billet d'avion avant que les compagnies aériennes n'assurent plus aucun vol à partir de la capitale libanaise, ce qui est le cas de plusieurs compagnies occidentales depuis plusieurs jours. L'aéroport international de Beyrouth se situe d'ailleurs au sud de la capitale, non loin de la banlieue où se trouve le quartier général du Hezbollah visé par les Israéliens.
Mercredi, après les intenses frappes du début de semaine qui ont fait des centaines de victimes, le consulat général de France à Beyrouth a adressé une lettre aux expatriés français qui restait jusqu'à hier soir la dernière recommandation officielle : « À ce stade, écrit le consul Éric Amblard, il n'est pas envisagé de procéder à une évacuation de la communauté française. Toutefois, la situation reste incertaine et sujette à une évolution rapide. Si une telle décision devait être prise, vous en seriez bien entendu informés sans délai. » Les Français sont incités à suivre des comptes X de l'ambassade pour rester informés et une ligne de vieille téléphonique vingt-quatre heures sur vingt-quatre a été mise en place.