Immigration : Trump frappe un grand coup sur les visas de la Tech
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Donald Trump après la signature de décrets à la Maison Blanche.
Reuters
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Article publié à midi et mis à jour à 15h35
C'est un coup de boutoir pour les travailleurs étrangers. Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi des frais annuels de 100.000 dollars pour des visas de travail très utilisés dans le secteur technologique, et qu'il a dans son viseur depuis des années. Les visas H-1B permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises (scientifiques, ingénieurs et programmateurs informatiques entre autres) de venir travailler aux Etats-Unis. Ces permis de travail sont à durée déterminée, d'une période initiale de trois ans, prolongeable à six ans, pour des étrangers parrainés par un employeur.
"L'idée générale, c'est que ces grandes entreprises de la tech ou d'autres secteurs ne formeront plus de travailleurs étrangers", a expliqué le ministre du Commerce Howard Lutnick, aux côtés du président américain dans le Bureau ovale, en assurant que "toutes les grandes entreprises sont partantes".
Si elles recourent à des travailleurs étrangers, "elles doivent payer 100.000 dollars au gouvernement et, ensuite, payer leur employé, ce n'est pas rentable", a-t-il poursuivi. "Si vous voulez former quelqu'un, vous allez former un jeune diplômé d'une des grandes universités de notre pays, former des Américains, et arrêter de faire venir des gens pour prendre nos emplois."
Le nombre de demandes de visas H-1B a nettement progressé ces dernières années, avec un pic d'acceptations en 2022 sous la présidence du démocrate Joe Biden. A l'opposé, le pic de refus a été enregistré en 2018, pendant le premier passage de Donald Trump à la Maison Blanche.
Les Etats-Unis ont approuvé environ 400.000 visas H-1B en 2024, dont les deux tiers étaient des renouvellements. Les trois quarts des candidats approuvés au visa H-1B sont des ressortissants indiens.
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Cette dernière annonce s'ajoute à un arsenal de mesures anti-immigration prises par le président américain et son gouvernement, qui procède par ailleurs à des expulsions massives d'immigrants en situation irrégulière.
Donald Trump a également signé un décret créant une carte de séjour "dorée" à un million de dollars, en référence à la célèbre "carte verte" qui permet de vivre et travailler aux Etats-Unis.
"Cela va être un immense succès", a-t-il prédit à propos de ce nouveau système, qui doit permettre à des citoyens étrangers aux "qualités exceptionnelles" de se procurer une "carte dorée". "Contre le paiement d'un million de dollars au Trésor américain, ou, si une entreprise les parraine, deux millions de dollars", les candidats à cette "carte dorée" "bénéficieront d'un traitement accéléré de la procédure de visa", a précisé un conseiller de Donald Trump.
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La principale association professionnelle indienne a fait part samedi de sa "préoccupation" concernant l'annonce par le président américain Donald Trump de frais annuels de 100.000 dollars pour des visas de travail très utilisés dans le secteur technologique, avec des conséquences potentiellement majeures pour ces entreprises recrutant beaucoup en Asie.
(Avec AFP)
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