Fin de l'USAID, arrêt de subventions pour le climat, la recherche contre le cancer ou encore la prévention du VIH : les décisions de l'administration Trump 2.0 ont mis fin à des décennies de soutien fédéral à des services jugés essentiels.
À cela s'ajoute une volonté manifeste de désengagement international, comme l'illustre le retrait de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Résultat : un « déficit majeur » pour l'organisation sanitaire, selon Lawrence Gostin, chercheur et conseiller auprès de l'OMS, qui redoute « une dépendance accrue aux dons privés ».
L'Europe en manque de budget ne pouvant combler l'absence américaine, la philanthropie deviendrait ainsi encore plus essentielle à la résolution d'urgences humanitaires. Pourtant, le secteur est aussi affecté par les baisses de subventions. En mars, la Fondation Gavi - leader dans les partenariats publics privés pour la vaccination des populations pauvres -, a failli perdre ses subventions du Congrès américain, selon les informations du New York Times. Sa PDG, Sania Nishtar, a alors averti qu'un million d'enfants pourraient mourir en cas d'absence de ce financement. Dans le budget américain de 2025, la fondation a finalement obtenu 300 millions de dollars. L'histoire est déjà du passé. Interrogée par La Tribune, la fondation se montre aujourd'hui rassurante. Malgré le climat tendu, « les États-Unis sont un partenaire de longue date de Gavi, avec un soutien bipartisan solide au sein du Congrès et ce, sous plusieurs administrations, y compris celle de l'ancien président Donald Trump ».