Taxe Zucman, dividendes, pacte Dutreil… les plus riches plus que jamais dans le viseur du Parti socialiste
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Le premier secrétaire du Parti socialiste lors de l’université d’été à Blois le 29 août.
Reuters
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Le premier secrétaire du Parti socialiste lors de l’université d’été à Blois le 29 août.
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Ce week-end, les socialistes ont accéléré la cadence. Bousculés par la décision de François Bayrou de solliciter la confiance du parlement le 8 septembre, ils ont dévoilé leurs propositions budgétaires lors de leur université de rentrée, samedi, à Blois (Loir-et-Cher). Bilan : le Parti socialiste (PS) plaide pour effort financier de 21,7 milliards d'euros dans le projet de loi de finances pour 2026. Un montant bien inférieur aux 43,8 milliards d'euros réclamés par le Premier ministre depuis sa conférence du 15 juillet.
Mais ne dites pas aux élus du parti à la rose qu'ils laissent courir la dépense ou qu'ils ne seraient pas capables de tenir un budget ! Dimanche, lors d'une émission spéciale sur BFM TV, François Bayrou les a passablement énervés. « Ce que propose le Parti socialiste, ce n'est pas de freiner la dépense, c'est de laisser repartir la dépense », a-t-il lâché. Ce lundi, au téléphone, le président du groupe à l'Assemblée nationale et député des Landes, Boris Vallaud, souligne qu'« en 2017, au moment où François Hollande a quitté l'Élysée, le déficit public était de 2,6 % ». Pour rappel, l'année dernière, il s'élevait à 5,8 % du PIB, selon l'Insee.
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Cette pique du Premier ministre est d'autant plus mal passée qu'au sein du PS, à la différence de La France insoumise (LFI), on veut apparaître « crédible » et « solide techniquement », souffle un fin connaisseur du parti. Les socialistes n'ont, par exemple, aucune difficulté à reconnaître que la situation financière de l'Hexagone est préoccupante et qu'il faut réduire le déficit. « Mais on propose une autre manière de le faire que celle de l'exécutif », appuie la députée Estelle Mercier, qui a travaillé directement sur les orientations budgétaires.
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