Logement : la location saisonnière dans le viseur des députés
Marie-Pierre Gröndahl
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Un tag dans une rue de Marseille contre l’implantation des Airbnb.
Patrick Batard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Un tag dans une rue de Marseille contre l’implantation des Airbnb.
Patrick Batard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
En pleine crise du logement et à six mois des Jeux olympiques, le projet de loi sur les locations saisonnières est très ancré dans l'actualité. Il sera examiné à l'Assemblée nationale dans la semaine à venir. Transpartisan, le texte est porté par Iñaki Echariz (PS, Pyrénées-Atlantiques) et Annaïg Le Meur (Renaissance, Finistère). Deux députés très impliqués dans ce dossier, puisque leurs Régions respectives connaissent une envolée de biens immobiliers proposés sur ce type de marché. Et souffrent simultanément d'un manque aigu de logements. Le texte, dont l'examen avait été reporté au printemps, est passé en commission économique il y a quelques jours. Son but ? Mieux réguler les locations de courte durée présentes sur les plateformes spécialisées comme Airbnb.
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« C'est un enjeu social majeur, dans de multiples départements et communes en France, explique Iñaki Echariz. Les jeunes sont les plus concernés, car ils ne peuvent plus se loger. Mais d'autres générations sont touchées, toutes activités professionnelles confondues. » Avec environ 1 million de biens proposés à la location saisonnière en France contre 300 000 en 2016, selon les estimations de plusieurs spécialistes du logement, ce marché s'est considérablement développé en relativement peu de temps.
Marie-Pierre Gröndahl