Fin des impôts de production : le patronat fait monter la pression
Jean-Victor Semeraro et César Armand
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Le patron du Medef, Patrick Martin, espère voir la CVAE disparaître rapidement.
Reuters
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Le patron du Medef, Patrick Martin, espère voir la CVAE disparaître rapidement.
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Face à une croissance faible - +0,6 % anticipé en 2025, selon la dernière prévision de la Banque de France - et un mauvais deal commercial conclu dimanche par l'Union européenne avec les États-Unis, 15 % de droits de douane sur les exportations européennes outre-Atlantique, le patronat verrait d'un bon œil que le gouvernement Bayrou supprime plus rapidement que prévu la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).
« J'en parle à la moindre occasion au Premier ministre, au ministre de l'Économie, Éric Lombard, et à la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin », glisse à La Tribune le patron du Medef, Patrick Martin.
Au départ, la disparition de cet impôt de production qui pèse sur les entreprises réalisant plus de 500 000 euros de chiffre d'affaires annuel avait été promise pour 2023 par la Première ministre Élisabeth Borne. « Concrètement, ce sont près de 8 milliards qui permettront de renforcer la compétitivité de nos entreprises, aux trois quarts des PME et des ETI », avait détaillé l'ancienne locataire de Matignon dans son discours de politique générale le 6 juillet 2022.
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Mais les soubresauts budgétaires ont vite amené à une révision du calendrier initial. Exit la suppression annoncée en une année. Le projet de loi de finances 2023 entérine la fin de la CVAE en deux ans, d'ici à 2024. Avant que Bruno Le Maire ne repousse la mesure à 2027. Un agenda encore bousculé dans le dernier budget, adopté tardivement en février. La loi de finances pour 2025 a finalement reporté la fin de cet impôt à 2030.
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