Congés payés et confinement, un casse-tête pour le gouvernement
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Le dispositif passera par la voie réglementaire au mois de décembre.
Reuters
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Le dispositif passera par la voie réglementaire au mois de décembre.
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C'est un sujet hautement inflammable. Depuis le premier confinement au printemps, des millions de salariés ont continué d'accumuler des congés payés à raison de 2,5 jours par mois alors qu'ils ont traversé des périodes de chômage partiel. Pour une partie du patronat, il est hors de question de prendre en charge ce stock de congés payés qui s'accumulent alors que la décision du confinement émane du gouvernement. Du côté des salariés, beaucoup ont déjà annulé ou reporté des congés en raison des périodes de confinement et redoutent de perdre leurs droits dans ce contexte de récession.
Pour tenter de désamorcer ce dossier brûlant, le ministère du Travail a annoncé mercredi 2 décembre au soir un dispositif spécifique après avoir multiplié les réunions avec les fédérations patronales et les syndicats depuis la mi-novembre. L'Etat va prendre en charge 10 jours de congés payés entre le 1er janvier et le 20 janvier 2021. "Ils correspondent aux jours de congés payés accumulés pendant le premier et le second confinement. Ce sont les secteurs concernés par les fermetures administratives qui pourront en bénéficier. Le second critère est d'avoir une chute de 90% du chiffre d'affaires pendant l'état d'urgence sanitaire. C'est notamment le cas des hôtels qui ne sont pas forcément fermés administrativement mais qui ont été fortement touchés par les restrictions de déplacement" a assuré le ministère du Travail lors d'une réunion avec des journalistes.
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Lundi dernier encore, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, accompagnée du ministre des PME, Alain Griset, avaient reçu les représentants de l'hôtellerie-restauration et des cafés dans un climat d'incertitude. Pour le gouvernement empêtré dans une triple crise (économique, sanitaire et sociale), cette question explosive risquait d'éclater rapidement avec le déconfinement et la réouverture de nombreuses activités. Si les grandes entreprises ont la possibilité de lisser les jours travaillés, les PME vont rapidement se retrouver face à un problème de disponibilité de la main d'oeuvre et peuvent avancer un manque de trésorerie.