Monica Bellucci : « J’aime retourner dans l’ombre »
Propos recueillis par Charlotte Langrand
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Monica Belluci
© LTD / Driu Crilly & Tiago Martel/HK
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Monica Belluci
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Elle apparaît entourée d'un aréopage d'assistants, au détour du couloir d'un palace de Londres réservé pour la promotion du nouveau film de Tim Burton. Souriante et lovée dans une impeccable petite robe noire, Monica Bellucci fait plutôt penser à une créature humaine parfaite qu'au monstre de cicatrices et de vengeance qu'elle a incarné pour ce long-métrage. La star internationale, dont la filmographie va de l'Italie à Hollywood en passant par la France, qui a joué pour Kusturica, Tornatore, Chabat ou Noé et a même incarné une James Bond girl à l'aube de ses 50 ans, revient cette fois-ci devant la caméra de son compagnon depuis deux ans, Tim Burton, dans le second volet de Beetlejuice, le premier datant de... 1988. « Le fait de connaître Tim, l'homme, intimement, a créé une complicité unique avec Burton le réalisateur, qui a alimenté cette créativité », expliquait-elle à Madame Figaro cet été. Le couple italo-américain vient d'ailleurs de faire sensation à Venise, où le film a été projeté en ouverture de la Mostra. Le réalisateur de Mars Attacks !, Charlie et la chocolaterie et Edward aux mains d'argent a réservé à sa compagne un rôle « fil rouge » dans Beetlejuice Beetlejuice : Delores, une métaphore gothique, délirante et dévastatrice de la mort et de son baiser ultime qui assèche l'âme de ceux qu'elle embrasse. Elle prend donc place dans la suite de la cultissime folie de Tim Burton sur la vie après la mort et les fantômes, qui a révélé Michael Keaton et Winona Ryder il y a trente-six ans. Entretien avec une icône qui aime jouer avec son image et avec la mort, par le rire.
Propos recueillis par Charlotte Langrand