Ce mardi après-midi, les comédiens de la série Zorro portent beau lorsque La Tribune Dimanche les réunit pour une photo de groupe dans le somptueux escalier impérial de l'Hôtel Le Marois (Paris 8e). Ambiance retrouvailles pour la troupe qui a travaillé pendant cinq mois dans le but de redonner vie au légendaire vengeur masqué. Un personnage créé par le romancier Johnston McCulley en 1919 et qui fut immortalisé dans la série télé produite par Disney à la fin des années 1950. Mais également sur le grand écran en 1975 avec Alain Delon dans le rôle-titre ou encore en 1998 avec Antonio Banderas. Dans cette nouvelle mouture, Don Diego de la Vega - devenu maire de sa bienaimée ville de Los Angeles, en Californie - renfile à 50 ans le masque et la cape, vingt ans après les avoir remisés.
« En 2018, le producteur Marc Dujardin m'a contacté car il voulait que son frère cadet Jean réalise son rêve en jouant Zorro, glisse Benjamin Charbit, le créateur et scénariste de la série. J'avais une grosse pression car ce n'est pas rien de s'attaquer à un tel mythe. Il fallait le dépoussiérer tout en étant respectueux de l'œuvre originale. J'ai imaginé un vaudeville d'action politique. Mais ce n'est pas qu'une comédie, car il y a également du mélo et des émotions très premier degré. On est très loin d'OSS 117. » Pour tourner les 8 épisodes de cette production XXL dotée d'un budget de 24 millions d'euros, les équipes ont mis le cap sur la ville d'Almería, en Andalousie. « Tout y est magnifique, notamment la lumière, glisse Benjamin Charbit. C'est là qu'a été tourné le film La Folie des grandeurs, avec Louis de Funès et Yves Montand, que j'ai beaucoup revu avant d'attaquer la série. J'ai fait également un gros travail de documentation sur les années 1820 pour qu'il n'y ait pas d'anachronismes dans les décors. »