La nomination d’un nouveau directeur de projet doit faire entrer le projet éolien en mer flottant au sud de la Bretagne dans une nouvelle période stratégique.Quasiment un an jour pour jour après avoir remporté l'appel d'offres éolien en mer flottant en Bretagne Sud (AO5), le consortium germano-belge Pennavel renforce son plan de marche avant l'entrée en phase industrielle.
Constitué autour des entreprises Elicio et BayWA r.e, dans le but d'installer en Bretagne Sud le premier parc d'une puissance de 250 mégawatts (MW) en France à partir de fin 2031, il vient de recruter un nouveau directeur de projet. Expert sur les questions d'ingénierie et de construction, et ancien cadre d'EDF Renewable, Jérôme Hilt remplace Aldrik de Fombelle, qui poursuit ses fonctions chez Elicio comme responsable de l'éolien en mer en France.
Le nouveau dirigeant rejoint une équipe d'une quinzaine de personnes, notamment basées à Lorient, avant d'autres recrutements. Il devra continuer de convaincre les opposants du futur parc, qui ont déposé un recours au Conseil d'État en octobre dernier, tout en levant les doutes sur la capacité financière du consortium. Le coût estimé du projet s'élève à un milliard d'euros.
80% des commandes en Bretagne et Pays de la Loire
Dans une région qui mène une politique très favorable à la transition énergétique et au développement des énergies marines - la Bretagne l'a encore répété au salon de l'éolien flottant Fowt qui s'est tenu à Brest du 23 au 25 avril - le projet Pennavel prévoit l'installation, sur une zone de 45 km² au large des îles de Belle-Île-en-Mer et Groix, d'un maximum de treize éoliennes flottantes afin d'alimenter à terme en électricité près de 450.000 habitants par an.