• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ClimatEnergie & Environnement

Réparations climatiques : la Cour internationale de justice rend un avis historique

Photo de Mathieu Viviani

Mathieu Viviani

Publié le 23 juillet 2025 à 16:44 - Mis à jour le 30 septembre 2025 à 20:22

Quinze magistrats de la Cour internationale de justice ont statué dans cette affaire liée au climat et au droit international.

Quinze magistrats de la Cour internationale de justice ont statué dans cette affaire liée au climat et au droit international.

Piroschka Van De Wouw

L'essentiel de l'actualité

mercredi 8 juillet

  • Moyen-Orient: les taux flambent en Europe, la dette française au plus haut depuis 2009
  • Au sommet de l’Otan, Trump affirme que le Groenland est un « grand problème »
  • Apple perd des recours contre l'application d'une loi emblématique de l'UE
  • UniCredit a sécurisé 17,6 % des actions de Commerzbank
  • Les Etats-Unis lancent des frappes contre l'Iran et rétablissent leurs sanctions
Voir plus

Le Quotidien Numérique

08 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le Burkina Faso mobilise plus de 457 millions d'euros pour moderniser ses infrastructures routières

  • 2

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

  • 3

    OPINION. « Les années 2030, point de bascule de l’accompagnement des personnes âgées »

  • 4

    Pompes à chaleur, radiateurs, véhicules électriques… Près de deux Français sur trois voient l'électrification d'un bon œil

  • 5

    CAP, bac, master, grandes écoles… Quel salaire rapporte vraiment chaque diplôme sur le marché du travail

  • 6

    Chômage, salaires, emploi : les sombres prévisions 2026 de l'OCDE pour la France

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
DÉCRYPTAGE. Selon les experts, cette décision a la capacité d’influencer les futurs contentieux climatiques. Un pas historique attendu par les pays pauvres et vulnérables à la dégradation du climat.

[Article publié le 21 juillet à 13 h 52 et mis à jour le 23 juillet à 18 h 44.]

La plupart des pays vulnérables au changement climatique l'attendaient avec impatience. Ce mercredi, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis juridique inédit sur une question centrale : la responsabilité juridique d'un État lorsqu'il dégrade le climat.

La « violation » des obligations climatiques par un État constitue « un fait internationalement illicite engageant sa responsabilité », susceptible de déclencher des réparations aux pays affectés, conclut donc la plus haute juridiction de l'ONU. Et ce, à l'unanimité de ses quinze juges. Ce qui est relativement rare à la CIJ.

« Les conséquences juridiques résultant de la commission d'un fait internationalement illicite peuvent inclure [...] la réparation intégrale du préjudice subi par les États lésés sous forme de restitution, de compensation et de satisfaction », a précisé le président de la Cour internationale de justice, Yuji Iwasawa, au terme de deux heures de lecture de l'avis à La Haye, aux Pays-Bas.

En outre, la Cour explicite qu'un lien de causalité direct et certain doit être établi « entre le fait illicite et le préjudice », certes difficile à établir devant une juridiction mais « pas impossible » pour autant, concluent les quinze magistrats de la CIJ.

Force de jurisprudence

« On peut le dire, c'est un moment historique. La CIJ grave davantage encore le climat dans le droit international », réagit Leslie-Anne Duvic-Paoli, maîtresse de conférences en droit de l'environnement au King's College de Londres. « C'est d'autant plus exceptionnel que les juges étaient assez conservateurs. »

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

Selon l'experte en droit, bien que consultatif, cet avis pourrait avoir une force jurisprudentielle certaine sur les actuels et futurs litiges climatiques. Que ce soit au niveau interétatique, mais aussi dans les tribunaux nationaux. Concrètement, un État qui s'estime lésé par un autre d'un point de vue climatique, pourra plus directement porter une action en justice auprès de la CIJ.

A LIRE AUSSI

Climat : huit pays, dont la France, veulent une taxe sur les jets privés et les vols en classe affaires

Autre cas de figure possible : une coalition d'ONG pourra verser à son dossier l'avis juridique dans le cadre d'un procès domestique pour inaction climatique d'un État. « C'est un instrument juridique de plus, qui a une vraie force jurisprudentielle », résume la maîtresse de conférences. Raison pour laquelle, malgré son caractère non contraignant, cette décision de justice est prise très au sérieux par les économies riches et développées, responsables historiques du dérèglement du climat.

« L'intelligence de ce jugement réside aussi dans sa capacité à orienter l'interprétation des traités climatiques existant, comme l'Accord de Paris. Les États ne pourront plus interpréter comme bon leur semble ce texte », ajoute la chercheuse. « Aussi, l'objectif de 1,5 °C de température à ne pas dépasser est reconnu par le droit international comme le celui à atteindre en priorité. »

Enfin, les juges du tribunal onusien ont lié la question des droits de l'homme au climat. « Ce qui fait que les États-Unis, désormais en dehors de l'Accord de Paris, pourront quand même être assignés par la CIJ, dans le cadre de futurs contentieux climatiques. »

Les pays vulnérables à la manœuvre

Cette procédure est le résultat de l'activisme diplomatique de pays vulnérables au changement du climat. Parmi eux, figure le petit État insulaire de Vanuatu, menacé dans son existence par une montée des eaux, devenue irréversible. En 2019, ce sont d'ailleurs des étudiants en droit de l'université de Port-Vila, capitale du petit État océanien, qui ont eu l'idée de cette procédure à la CIJ.

« L'issue de celle-ci aura des répercussions sur plusieurs générations, déterminant le sort de nations comme la mienne et l'avenir de notre planète », voulait croire, en décembre dernier, Ralph Regenvanu, l'envoyé spécial du Vanuatu, lors de l'ouverture des audiences à La Haye, aux Pays-Bas.

Les États émetteurs dans le viseur

Pendant près de sept mois, des représentants et experts de chaque État membre de l'ONU, riches et pauvres, se sont succédés à la barre du tribunal onusien, parmi eux des diplomates, ministres, avocats et universitaires. Devant les quinze juges désignés, environ 100 plaidoiries ont été lues à voix haute, certaines émanant de nations très émettrices de gaz à effet de serre, telles que la Chine ou l'Inde. Ou d'autres nations historiquement responsables du changement climatique, comme la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne ou encore les États-Unis.

A LIRE AUSSI

Climat : comment la Cour internationale de justice pourrait changer la donne

Les juges saisis devaient répondre à deux questions précises : quelles obligations juridiques, en vertu du droit international, les États ont-ils en matière de protection du climat ? Et quelles sont les conséquences juridiques de ces obligations, lorsque les États, « par leurs actes et leurs omissions, ont causé des dommages importants au système climatique » ? La deuxième question ciblait particulièrement les pays les plus pollueurs.

Débat juridique

Si la plupart de ces nations ne conteste pas leur rôle dans la crise climatique, le véhicule juridique pour la porter en justice ne doit pas excéder le cadre existant. À savoir la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), et l'accord de Paris pour le climat. « La Cour devrait éviter de créer des obligations nouvelles ou supplémentaires au-delà de celles déjà existantes », a notamment argumenté lors de sa plaidoirie le représentant indien, Luther Rangreji.

De leur côté, les nations vulnérables estimaient que ces deux instruments étaient insuffisants car juridiquement inadéquats pour obliger les nations mises en cause à atténuer les effets dévastateurs du changement climatique.

Une décision qui pourrait aussi influencer les COP

Une autre conséquence de cet avis de la CIJ est aussi envisageable dans les négociations climatiques internationales, à l'instar des COP. Si leurs conclusions sont jugées trop inégales par les États vulnérables, ceux-ci pourront utiliser la décision de la CIJ comme un levier de pression auprès des États émetteurs. « Cela pourrait leur servir pour obtenir plus de soutien financier de leur part », commente à ce sujet l'experte du King's College de Londres.

A LIRE AUSSI

Climat : ces dossiers chauds sur la table du gouvernement cet été

À lire également

  • Décarbonation : l'instabilité politique freine la France, selon le Haut Conseil pour le Climat
  • Climat : limiter la hausse des températures à +1,5° C est désormais impossible
  • Océans : Macron veut raviver la mobilisation face aux reculs climatiques

Cette question a d'ailleurs été au cœur de la COP29, qui s'est tenue à Bakou en novembre de l'année dernière. Après d'âpres négociations, les pays riches ont convenu durant celle-ci de dégager au moins 300 milliards de dollars par an d'ici à 2035 pour financer la lutte contre le changement climatique. Les pays vulnérables ont estimé que ce montant était insuffisant et ont exhorté la CIJ à les reconnaître davantage en la matière. L'avis rendu mercredi les y aidera.

Mathieu Viviani

Sur le même sujet

La diminution des émissions nationales est portée par le secteur du résidentiel et du tertiaire.

Climat : la France diminue nettement ses émissions au premier trimestre

Tout en saluant « une bonne nouvelle », la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a indiqué ce mercredi que cela « ne doit pas nous conduire à relâcher nos efforts ».

Climat
Tomate cerise Azura

« On peut coexister » : l’appel du leader des tomates cerises marocaines aux producteurs français

Azura, groupe franco-marocain qui produit un tiers des tomates cerises importées en France, en est convaincu : le marché a encore un gros potentiel de développement. Il plaide pour une approche coopérative entre producteurs français, marocains et grands distributeurs.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
L'impluvium de Volvic, situé au pied de la chaîne des Puys-faille de Limagne et vaste de 38 km2, devra faire l'object d'une étude d'impact.

Prélèvements en eau de Volvic : l'Etat exige une une étude d'impact face au changement climatique

La Préfecture du Puy-de-Dôme impose à Volvic une étude d'impact cruciale sur ses prélèvements d'eau. Cette décision vise à évaluer l'équilibre de la nappe volcanique face au changement climatique et aux usages. Un enjeu majeur pour l'avenir de la ressource.

Premium
Environnement
Le troisième épisode de fortes chaleurs de l'année s'annonce en France, après celui de mai, exceptionnel par sa précocité, et la canicule historique qui a duré environ deux semaines pendant la seconde moitié de juin.

Le retour de la chaleur relance le débat sur la climatisation

Quelques jours seulement après une canicule historique, les températures repartent à la hausse en France. Alors que le mercure pourrait atteindre 40 °C dans le Sud, le chercheur François Gemenne relance le débat sur la climatisation, devenu un sujet politique après les fortes chaleurs de juin.

Climat
L'enseigne d'une pharmacie affiche une température de 37 degrés Celsius alors que le mercure grimpe à Paris lors d'une seconde vague de chaleur touchant une grande partie de la France, le 19 juin 2026.

Canicule : le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré en France

Jamais un mois de juin n'avait été aussi brûlant en France. Météo-France révèle des records pulvérisés en 2026, avec une moyenne de 22,7°C et des 40°C dépassés sur plus de 40% du pays. Un événement qui interroge sur l'avenir face au changement climatique.

Climat
La hausse des défaillances d'entreprises la plus importante concerne l'agriculture, la sylviculture et la pêche (+19,6 % sur un an, à 1 792 défaillances).

L'agriculture en tête des défaillances d'entreprises en mai

Le nombre de défaillances d'entreprises a connu une légère baisse au mois de mai en France après plusieurs mois de hausse, mais demeure à un niveau « élevé » dans un contexte de conjoncture dégradée, annonce ce vendredi 3 juillet la Banque de France.

Agriculture et Agroalimentaire
Marc Dufumier

Loi d’urgence agricole : « Les agriculteurs ont été trompés »

Le Sénat a voté dans la nuit entre jeudi et vendredi une version du projet de loi d’urgence agricole très largement amendée par rapport à celle initiale du gouvernement. Marc Dufumier, agronome et président de l’association de coopération territoriale AgriParis Seine, dénonce des mesures radicalement opposées à ses yeux aux réels besoins des agriculteurs français.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
En Savoie, l'opérateur de déchets Trialp a développé un nouveau système de traitement qui répond à un enjeu croissant pour les collectivités, les exploitants de centres de tri et déchèteries, confrontés à un nouveau flux particulièrement sensible : les...

Gestion des déchets : quand le protoxyde d'azote bouscule la chaîne des centres de tri

Alors que les collectivités sont de plus en plus confrontées aux consommations détournées de protoxyde d'azote, qui génèrent des impacts forts sur les centres de tri et les incinérateurs, un acteur chambérien spécialisé dans le traitement des déchets a développé une technologie qui se veut innovante afin de répondre aux enjeux de valorisation de ces déchets pouvant s'avérer dangereux.

Premium
Environnement